Le gouvernement perçoit le nuage comme une manière de répondre aux besoins des Canadiens dans une ère de demande accrue pour les services en ligne.

Ottawa serait prêt à accepter les risques du nuage pour des données sensibles

Le gouvernement fédéral est prêt à accepter les risques à la sécurité et à la protection de la vie privée reliés au stockage de données dans le nuage internet comme solution de rechange à ses propres ordinateurs vieillissants qui «menacent de s’effondrer», indique un document interne de politiques.

Le document fédéral sur la « souveraineté des données », obtenu grâce à la Loi sur l’accès à l’information, précise le plan du gouvernement pour embrasser le nuage comme solution à ses problèmes de gestion de dossiers.

Des entreprises privées de nuage internet fournissent aux clients, tels que des ministères fédéraux, des services informatiques virtuels — allant de systèmes de courriels à une vaste capacité de stockage — en utilisant des logiciels, des serveurs et d’autres éléments de matériel informatique se trouvant dans les installations de l’entreprise.

Le gouvernement perçoit le nuage comme une manière de répondre aux besoins des Canadiens dans une ère de demande accrue pour les services en ligne.

Néanmoins, le document indique que plusieurs craintes reliées au contrôle des données et à la protection de la vie privée ont été soulevées au sein du gouvernement, incluant :

  • Le stockage d’informations sensibles à l’extérieur du pays, créant un risque d’une restriction ou d’un refus d’accès dans l’éventualité d’une dispute contractuelle avec une entreprise ou d’un désaccord avec un gouvernement hôte ;
  • Le transfert de certaines responsabilités de sécurité au fournisseur de service de nuage ;
  • La possibilité que des tribunaux puissent forcer des fournisseurs de service de nuage de propriété étrangère à remettre des données canadiennes à leurs gouvernements.

Plusieurs pays, dont le Canada, ont des lois leur permettant d’obtenir un mandat pour des informations de la part d’organisations privées pour appuyer certaines enquêtes, souligne le document.