Le ministre responsable de l'Outaouais, Mathieu Lacombe, accompagné des députés Mathieu Lévesque et Robert Bussière.

«On se donne une obligation morale» - Mathieu Lacombe

La motion adoptée à l’unanimité à l’Assemblée nationale, mercredi matin, reconnaissant le sous-financement dont est victime l’Outaouais en santé, en éducation et en culture est un geste symbolique, reconnaît le ministre responsable de la région, Mathieu Lacombe. «Mais c’est un symbole assez fort pour que tous les autres gouvernements avant nous aient refusé de poser ce geste», insiste-t-il.

Une motion, aussi unanime soit-elle, adoptée à l’Assemblée nationale ne lie pas juridiquement un gouvernement à quoi que ce soit. Mais en la déposant lui-même, le gouvernement vient de s’imposer une pression supplémentaire, note le ministre. «Ça donne une obligation morale d’aller dans le sens de cette résolution, précise-t-il. On a l’obligation morale de travailler à réduire les écarts en Outaouais. On se met une pression publique importante.»

Les résidents de l’Outaouais pourront juger le travail réalisé par le gouvernement de la Coalition avenir Québec lors de la prochaine élection, mentionne M. Lacombe. «D’ici là, il faut travailler en santé, en éducation supérieure et en culture, dit-il. On a promis un nouvel hôpital et on va le livrer. En éducation supérieure, il faut accompagner l’Université du Québec en Outaouais pour qu’elle soit plus concurrentielle face aux autres universités et qu’elle ne soit plus le parent pauvre des universités québécoises.

En culture, il faut reprendre notre place sur l’échiquier culturel québécois. On est absent présentement. On n’a pas de musée régional contrairement à la plupart des autres régions. Je suis confiant qu’au moment de notre bilan, les gens vont reconnaître que l’Outaouais a été pas mal mieux servie avec notre gouvernement que dans le passé.»


« C’est toute l’Assemblée nationale qui vient de reconnaître que l’Outaouais a une situation particulière et qu’elle a été négligée dans les dernières années. Le Parti libéral a toujours refusé de reconnaître ça »
Mathieu Lacombe