Le chef de la CAQ François Legault

Mobilité: la CAQ se cherche une «porte de sortie», dit Proulx

Le ministre libéral Sébastien Proulx croit que la Coalition avenir Québec (CAQ) se cherche une «porte de sortie» pour parler de mobilité à Québec.

En marge d’un point de presse à Sillery, le ministre responsable de la région de Québec a souligné l’absence du chef de la CAQ François Legault dans les médias de Québec pour parler de transports depuis l’annonce du projet de tramway. 

«Ils essaient d’atterrir sur leurs pieds», évalue M. Proulx, après avoir «tout misé» sur la construction d’un troisième lien routier entre Québec et Lévis. 

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Les quatre députés caquistes de la région de Québec ont dit en conférence de presse en mars qu’ils sont d’accord avec le projet de transport structurant du maire de Québec Régis Labeaume, à condition qu’il soit connecté avec un troisième lien entre les deux rives. Mardi, ils n’ont pas voulu répondre au chef du Parti québécois Jean-François Lisée, qui les a mis au défi de présenter un projet de mobilité chiffré pour la région. 

Le ministre Proulx estime que son gouvernement offre davantage de solutions pour décongestionner les routes de Québec, en misant à la fois sur le transport en commun, sur l’amélioration de certaines autoroutes et sur la poursuite du travail quant au projet de troisième lien. 

«Ça fait partie intégrante d’un plan pour la mobilité. Nous, on en a un. Manifestement, ils [les caquistes] n'en ont pas», lance M. Proulx. 

Troisième lien

Le ministre croit également que limiter la zone d’étude du troisième lien à l’est, comme le propose le député caquiste Éric Caire est «une mauvaise idée». «Le bureau de projet a le mandat de voir plus grand que le troisième lien dans la mesure où il est là aussi pour faire cette analyse de la mobilité à Québec.»

Le ministre croit que de restreindre le travail autour de l’île d’Orléans revient à se faire «imposer ce que ça coûte». Il demande à M. Caire de le dire haut et fort s’il veut «diviser l’île d’Orléans en deux», afin qu’une autoroute fasse le lien entre un pont et un tunnel.  

M. Proulx a réitéré que son gouvernement souhaite construire un troisième lien, mais «à la bonne place, au bon coût et dans le bon scénario».

Le maire Labeaume a également plaidé pour qu’on laisse les experts faire un travail complet sur la question, lui qui est toujours à la recherche d’un «gain net» pour sa population si le troisième lien voit le jour.

«C’est un projet qui est énorme. Faut faire le choix en tout état de cause, les yeux bien ouverts en connaissant toutes les options», croit M. Labeaume.  Avec Jean-François Néron