Maxime Bernier a rencontré ses partisans lors d’un rassemblement qui se tenait à Gatineau, mardi soir.

Maxime Bernier s’abstient de condamner Ford

Maxime Bernier trouve dommage la décision du gouvernement Ford d’éliminer le Commissariat aux services en français de l’Ontario et d’abandonner le projet d’une université francophone à Toronto, mais il n’a pas condamné les gestes.

« Les coupes budgétaires qu’il fait sont dans le cadre de sa juridiction. C’est dommage qu’il ait décidé de procéder à ces coupes-là, mais, en ce qui me concerne, il doit être responsable de ses propres gestes devant l’électorat, et il le sera. Pour nous, nous n’avons pas de politiques spéciales concernant le bilinguisme au Canada, mais nous croyons au bilinguisme institutionnel. À titre d’exemple, la Cour suprême où il y a un bilinguisme institutionnel », a indiqué le chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier, à la suite d’un discours qu’il a prononcé mardi soir à Gatineau devant quelque 275 militants.

Fin de l’aide financière aux sociétés profiteuses, baisses d’impôts, réduction de la taille du gouvernement, une immigration responsable, voilà autant de politiques publiques énoncées par M. Bernier dans son allocution qui ont été accueillies par des salves d’applaudissements.

« Je pense que les Canadiens veulent avoir des impôts plus bas. Et je suis certain que vous êtes tannés de payer des impôts pour donner ça à des grandes corporations comme Bombardier, GM et Ford. Il faut abolir ces subventions aux entreprises », a lancé M. Bernier durant son discours.

Le député de Beauce et ancien ministre dans le gouvernement Harper a aussi accusé le chef conservateur Andrew Scheer, son ancien adversaire à la course à la direction du Parti conservateur du Canada, d’être un « leader faible » « qui cherche à plaire à tout le monde ».

« Malgré le bilan désastreux de Justin Trudeau, malgré son voyage en Inde, malgré le déficit énorme, malgré la crise de l’immigration illégale, malgré la taxe sur le carbone, malgré tout ça, Justin Trudeau est en avance dans les sondages depuis un an et demi, et Andrew Scheer est derrière. Il est incapable de battre Justin Trudeau avec ses positions centristes et pragmatiques. Je crois que les Canadiens veulent de vrais débats et de vraies réformes », a plaidé M. Bernier, qui a invité les conservateurs à le joindre.

« Nous sommes le seul vrai parti de droite au pays. Nous sommes le seul parti qui croit dans les libertés individuelles, qui croit dans le libre marché, qui croit dans les grandes réformes basées sur le libre marché », a précisé M. Bernier.

Les responsables du Parti populaire du Canada ont indiqué que la nouvelle formation politique compte maintenant quelque 33 000 membres dans chacune des 338 circonscriptions au pays et que 193 associations de circonscriptions ont été fondées jusqu’à présent, dont 35 au Québec. M. Bernier a indiqué que son parti présentera des candidats pour chacune des élections complémentaires qui auront lieu avant le scrutin général prévu pour le 21 octobre 2019.

Un récent sondage de la firme Recherche Mainstreet accordait au parti de Maxime Bernier 3,8 % d’appui chez les électeurs décidés ou enclins.