Maxime Bernier crée le Parti populaire du Canada

Ce sera le Parti populaire du Canada (PPC).

Maxime Bernier a mis fin au suspense, vendredi, en présentant le nom et le logo de la formation politique dont il sera le chef. Il a l’intention d’en faire un «joueur compétitif» partout au pays dès la prochaine élection, en 2019.

En même temps qu’il a révélé le nom de son nouveau parti, il a présenté son logo et ouvert son site web. Fait à noter, le siège social du PPC aura pignon sur rue à Gatineau.

En conférence de presse à Ottawa, vendredi, le député de Beauce a dit avoir arrêté son choix sur ce nom car il est selon lui «temps de remettre le pouvoir entre les mains des gens» et de libérer «les citoyens ordinaires» de l’emprise des groupes de pression, cartels et organisations internationales.

Il a accusé «les anciens partis» d’attirer des votes «en faisant du racolage pour cibler divers groupes et en divisant les Canadiens en petites tribus qu’on peut acheter avec des promesses, des privilèges et de l’argent des contribuables».

Le Beauceron a précisé que les «valeurs fondamentales» du PPC (le «People’s Party of Canada» en anglais) seraient les mêmes que celles qu’il a défendues pendant la course à la direction conservatrice qu’il a perdue: «la liberté et la responsabilité individuelles, l’équité et le respect».

L’élu d’allégeance libertarienne fera aussi ardemment la promotion d’un État plus petit, jugeant que «les gens peuvent se prendre en main» et qu’ils «ont la capacité, la dignité et le droit de prendre leurs propres décisions et de déterminer leur propre destin».

Le député Bernier a claqué avec fracas la porte du Parti conservateur du Canada (PCC) le 23 août dernier. Dans les semaines ayant précédé cette défection, il avait posé des gestes et fait des déclarations publiques qui avaient provoqué l’ire de ses collègues, anciens comme nouveaux.

On lui a notamment reproché d’avoir posé un geste qui pourrait diviser le vote à droite et mener à la réélection des libéraux de Justin Trudeau en 2019. Certains, dont l’ancien premier ministre Stephen Harper, l’ont accusé d’avoir agi en mauvais perdant.

Mais la démarche de Maxime Bernier a suscité la curiosité d’au moins deux ex-élus conservateurs. Le député de Beauce dit avoir été en contact avec «des centaines de personnes» et avoir amassé 140 000 $ au cours des trois dernières semaines.