Martine Ouellet lors de son élection comme chef du Bloc québécois en mars 2017.

Martine Ouellet se soumettra à un vote de confiance

La chef du Bloc québécois, Martine Ouellet, accepte de se soumettre à un vote de confiance anticipé. Elle en a fait l’annonce lundi à Ottawa.

«Après consultation de mon équipe, de plusieurs membres du Bloc québécois et des instances, je demanderai au bureau national d’ajouter une deuxième question au référendum, une deuxième question portant sur le vote de confiance», a-t-elle déclaré en conférence de presse.

Quelques centaines de délégués du parti devaient déjà se prononcer sur les modalités d’un référendum sur le rôle du Bloc québécois comme véhicule de promotion de l’indépendance. La question sur les modalités de ce vote de confiance leur sera soumise en même temps lors du prochain conseil général qui se tiendra le 29 avril à Drummondville, soit deux semaines plus tôt que prévu.

«Je pense qu’avec cette deuxième question-là, ça nous permettra de faire le tour de toute la question de ce qu’on vit actuellement depuis la crise», a affirmé Mme Ouellet.

Sept députés des dix du Bloc québécois avaient claqué la porte à la fin du mois de février. Ils avaient alors remis en question le leadership de Mme Ouellet et lui avaient reproché son intransigeance. Il s’agit de Michel Boudrias, Rhéal Fortin, Simon Marcil, Monique Pauzé, Louis Plamondon, Gabriel Ste-Marie et Luc Thériault.

L’ex-chef du parti Gilles Duceppe, d’ex-députés et des associations de comté ont par la suite réclamé sa démission. D’autres voix ont suggéré qu’elle se soumette à un vote de confiance devancé, ce qu’elle avait jusqu’à maintenant refusé. Le prochain devait avoir lieu en mai 2019, soit dans 14 mois.

Martine Ouellet a indiqué que la tenue d’un référendum auprès des 20 000 membres du Bloc québécois permettra de tenir un vote de confiance sans avoir à organiser un congrès extraordinaire à l’automne en pleines élections québécoises.

«On va vous annoncer les modalités, mais on souhaite que ça se fasse dans un échéancier relativement rapproché», a-t-elle précisé.

Les membres seraient vraisemblablement consultés par téléphone ou par internet dans les mois suivants le conseil général.

Difficile de savoir pour l’instant si le vote de confiance aurait lieu avant l’élection partielle dans Chicoutimi-Le Fjord. Le gouvernement libéral a jusqu’au 2 juin pour annoncer la date de cette élection partielle. L’exécutif de l’association bloquiste dans cette circonscription avait demandé récemment la démission de Martine Ouellet.

La chef espère que ce vote de confiance et le référendum sur la mission du Bloc québécois permettront de dénouer la crise qui secoue le parti depuis trois semaines.