Vincent Marissal entouré des co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé.

Marissal avec Québec solidaire pour «gagner»

Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé semblaient ravis, mardi, lorsque l’ex-chroniqueur à La Presse Vincent Marissal a confirmé sa candidature à l’investiture de Québec solidaire (QS) dans la circonscription péquiste de Rosemont, sur l’île de Montréal. Ce dernier n’a pas mâché ses mots à l’endroit du chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, qui l’accuse de diviser le vote souverainiste.

«Je me présente pour gagner. Je ne veux pas diviser le vote, je veux recueillir le vote», a répondu M. Marissal à un journaliste qui demandait s’il pensait diviser le vote souverainiste en se présentant dans Rosemont. «La division du vote et le calcul stratégique, je vais laisser ça à M. Lisée», a-t-il lancé. 

La semaine dernière, le chef péquiste avait reproché à Vincent Marissal que sa candidature risque de favoriser le vote libéral dans la circonscription. «Je pense que c’est la Charte des valeurs qui a fait monter le vote libéral», a argué M. Marissal, en lien avec les résultats du dernier scrutin. Le Parti libéral avait alors terminé deuxième en recueillant près de 30% du vote, contre 19% pour Québec solidaire.

«Je pense que le PQ a besoin de personne d’autre que lui-même pour se tirer dans le pied», a ajouté M. Marissal. 

Vincent Marissal n’explique pas sa décision de porter les couleurs de QS dans Rosemont par un désir quelconque d’infliger une défaite au chef péquiste dans son bastion. Il a assuré avoir choisi de se présenter dans cette circonscription pour la simple raison qu’il y habite depuis plusieurs années.

Pas de traitement de faveur

Flanqué des deux coporte-parole du parti, Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois, pour l’annonce de sa candidature, Vincent Marissal a dit ne pas avoir eu droit à un traitement de faveur, même si théoriquement, d’autres personnes peuvent se lancer dans la course à l’investiture, qui se terminera à la fin mai.

«Clairement, c’était un geste d’appui qui était voulu [de la part des porte-parole], mais moi, je n’ai pas demandé ça», a-t-il souligné en entrevue au Soleil. 

«Homme de gauche»

«Je suis profondément un homme de gauche», a tranché l’ex-chroniqueur à La Presse. Plusieurs commentateurs avançaient qu’il aurait été approché par d’autres partis politiques, autant sur la scène provinciale que fédérale.

«Au cours des 15 dernières années, tous les partis m’ont approché d’une façon ou d’une autre» à l’exception du Parti conservateur du Canada, a-t-il répondu à un membre de la presse qui lui demandait de réagir à des rumeurs qui l’envoyaient pourtant au Parti libéral du Canada. «Justin Trudeau m’a déjà tendu la perche fortement», a mentionné M. Marissal, sans donner plus de détails.

Ce dernier a toutefois affirmé être souverainiste et en accord avec la «nouvelle démarche» proposée par Québec solidaire pour parvenir à l’indépendance. 

Le chef du Parti québécois Jean-François Lisée n’a pas voulu commenter davantage l’annonce officielle de la candidature de l’ancien journaliste. M. Lisée avait déclaré la semaine dernière que si Vincent Marissal voulait contribuer au bien commun, qu’il se présente contre l’un des «21 ministres ou députés libéraux de l’île de Montréal».