La députée provinciale d’Orléans, Marie-France Lalonde, serait tentée par le siège qui sera laissé vacant par le départ d'Andrew Leslie.

Marie-France Lalonde songe à faire le saut en politique fédérale

Marie-France Lalonde serait tentée de faire le saut en politique fédérale. 

« Je considère l’investiture fédérale », a confirmé la députée provinciale d’Ottawa-Orléans au Droit mardi.

Mme Lalonde, élue sous la bannière libérale pour une première fois en 2014 avant de remporter un second mandat en juin 2018, songe à briguer l’investiture libérale fédérale dans la circonscription d’Orléans en vue des élections prévues à l’automne. Cette réflexion fait suite à l’annonce du départ d’Andrew Leslie. 

Des membres de la « famille libérale » d’Orléans l’auraient contactée afin de connaître ses intentions.

« Je suis en grande réflexion. Il y a beaucoup de choses à prendre en considération, spécialement au niveau local. Orléans a toujours été très important pour moi. J’ai été surprise d’apprendre qu’Andrew Leslie se retirait de l’arène politique et c’est ce qui nous mène à cette conversation », explique-t-elle, ajoutant qu’une décision sera prise d’ici lundi.

Mme Lalonde précise que la décision revêt aussi un caractère « très personnel », soutenant que sa famille demeure à Orléans et qu’elle siège à Toronto depuis cinq ans.

Si elle opte pour le fédéral, elle veut s’assurer d’avoir toutes les chances de son côté afin de remporter l’investiture.

Marie-France Lalonde est l’un des sept députés libéraux à avoir résisté à la vague conservatrice en juin dernier. Pour elle, il importe que sa circonscription demeure aux couleurs des rouges même au niveau fédéral. Elle assure qu’un saut à Ottawa ne signifierait pas qu’elle ne croit pas en son parti au niveau provincial. Elle figurait parmi les potentiels intéressés à la chefferie du parti libéral de l’Ontario.

La députée s’est vu confier différents portefeuilles sous le gouvernement Wynne, dont celui de ministre aux Affaires francophones et ministre de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels. 

Parmi les dossiers importants au niveau fédéral pour les gens d’Orléans elle cite en exemple la phase deux du train léger sur rail, le financement nécessaire pour la construction d’un nouveau centre pour le MIFO et les dossiers qui touchent les francophones.

« Je suis rentrée en politique provinciale en ayant une ambition : gagner la confiance des gens d’Orléans pour les représenter, rappelle Mme Lalonde. Si je me lance au niveau fédéral, je vais commencer par demander à la famille libérale de m’accorder leur soutien pour l’investiture et ensuite je pourrai demander à la communauté de m’accorder leur confiance. »