Marie-France Lalonde a livré un discours devant les gens d’affaires au Déjeuner du maire d’Ottawa, mardi.

Marie-France Lalonde en mode séduction

À quelques mois d’une élection provinciale, la ministre des Affaires francophones de l’Ontario, Marie-France Lalonde, a réitéré les priorités de son gouvernement et insisté sur les bonnes nouvelles économiques dans la province devant un public de gens d’affaires, mardi matin à Ottawa.

Mme Lalonde était la conférencière invitée au Déjeuner du maire d’Ottawa, Jim Watson, un événement organisé conjointement avec la Chambre de commerce d’Ottawa.

S’exprimant majoritairement en anglais — bien que le 20 mars soit la Journée internationale de la francophonie —, la ministre libérale souhaitait visiblement charmer le milieu des affaires alors que les sondages démontrent que le Parti progressiste-conservateur (PPC) de Doug Ford pourrait remporter le plus grand nombre de sièges à Queen’s Park en juin prochain.

Marie-France Lalonde a notamment vanté les actions de son parti pour relancer l’économie ontarienne après la crise de 2008. Elle a également défendu l’apport des nouveaux arrivants à l’économie de la province, alors que les politiques anti-immigration rallient de plus en plus les électeurs en Amérique du Nord et en Europe.

« Nous sommes tous exposés à une rhétorique populiste. Le message est clair et la solution a l’air simple, mais c’est loin de la réalité », a-t-elle affirmé durant son discours, ajoutant que des politiques favorables à l’immigration permettent aux entreprises ontariennes d’attirer de la main-d’œuvre qualifiée et, conséquemment, de se démarquer à l’international.

Du progrès dans les dossiers francophones

Avec seulement quelques semaines à faire au mandat actuel, il reste peu de temps afin de moderniser la Loi sur les services en français.

« Ma lettre de mandat soutenait de regarder au processus de désignation », rappelle la ministre des Affaires francophones qui réitère son appui à la réforme de la loi. Mme Lalonde ajoute que plusieurs étapes doivent toutefois être complétées avant d’en arriver là.

« C’est un travail de fond, tu ne peux pas juste décider du jour au lendemain. [...] On doit étendre la consultation publique, on doit faire un travail de fond, une consultation provinciale. »

En ce qui concerne l’Université de l’Ontario français, la ministre soutient que d’importants développements pourraient survenir d’ici la campagne électorale.

« J’espère avoir l’opportunité d’annoncer le premier conseil des gouverneurs de notre université. Ce qu’on me dit, c’est que Mme Adam a commencé à regarder des noms. [...] C’est vraiment la prochaine étape, c’est le conseil des gouverneurs qui va pouvoir continuer le travail du comité technique. »

Par ailleurs, Marie-France Lalonde assure que le budget provincial qui devrait être dévoilé la semaine prochaine reflétera les engagements pris par son gouvernement envers le projet d’université franco-ontarienne. Pour l’instant, aucun investissement supplémentaire n’est prévu, mais la ministre des Affaires francophones promet d’ajouter du financement si on en démontre le besoin.

« Si le conseil [des gouverneurs] vient avec une opportunité, c’est certain qu’on va les soutenir. »