La députée Marie-France Lalonde et le procureur général Yasir Naqvi

Lutte contre la violence sexiste en Ontario

L’Ontario investira 242 M$ pour lutter contre la violence sexiste. L’annonce en a été faite, vendredi à Ottawa, par le procureur général de l’Ontario, Yasir Naqvi, la ministre Marie-France Lalonde et la directrice générale des Services aux victimes d’Ottawa, Melissa Heimerl.

Cette annonce avait cependant déjà fait l’objet d’une présentation publique à Toronto, le 1er mars dernier. C’est la ministre de la Condition féminine, le ministre des Services sociaux et communautaires et le procureur général qui s’étaient alors chargés de rendre publique la chose.

Le gouvernement de l’Ontario s’attaquera donc sur tous les fronts aux multiples formes de violences faites aux femmes, aux enfants et aux diverses minorités sexuelles et ethniques.

La nouvelle politique gouvernementale améliorera, entre autres choses, l’accès aux refuges d’urgence et aux logements de transition et privilégiera une intervention rapide auprès d’enfants témoins de violence familiale, en offrant notamment du soutien aux enfants qui se retrouvent dans des refuges.

On offrira des formations aux prestataires de services et aux témoins d’événements violents afin qu’ils puissent reconnaître la violence sexiste pour y réagir. On veut aussi améliorer l’intervention du système de justice en fournissant des conseils juridiques gratuits aux victimes d’agressions sexuelles.

Par cette nouvelle stratégie, on pense que jusqu’à 1000 femmes et enfants de plus bénéficieront d’un toit sécuritaire.

Au moins 600 femmes recevront du soutien pour un logement transitoire et près de 2000 femmes et enfants de plus recevront des services de counselling.

La communauté LGBT, les autochtones, les francophones, les immigrants et les personnes « racialisées » sont également visés par cette stratégie gouvernementale qui espère les protéger plus spécifiquement.

Pour aider à l’élaboration de cette stratégie, la province a tenu 15 séances et entendu plus de 200 organismes qui aident les personnes ayant vécu de la violence sexiste.