Le président du comité militaire de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), Petr Pavel

L’OTAN veut protéger l’Atlantique Nord contre toute menace russe

L’officier militaire le plus haut gradé de l’OTAN soutient que l’Alliance souhaite augmenter sa présence et son contrôle dans l’Atlantique Nord, afin de répondre aux activités accrues des Russes dans cette région.

De passage à Ottawa cette semaine, le général tchèque Petr Pavel, président du comité militaire de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), a indiqué à La Presse canadienne que l’Alliance préparait actuellement des propositions qui devraient être soumises aux dirigeants politiques des pays membres au cours de leur prochaine réunion, en juillet à Bruxelles.

L’accent mis sur la région de l’Atlantique Nord illustre à quel point l’OTAN prend au sérieux la menace que pourraient faire peser les Russes sur cet océan qui serait crucial pour l’approvisionnement de l’Europe en cas de conflit armé.

Cette insistance nouvelle de l’OTAN sur l’Atlantique Nord pourrait aussi avoir des impacts directs sur la contribution canadienne au sein de l’Alliance. Pendant les deux grandes guerres, puis pendant la guerre froide, le Canada avait le mandat de protéger le trafic maritime et militaire dans cette région.

Le général Pavel, qui s’est rendu plus tôt cette semaine à Washington, a par ailleurs indiqué que l’OTAN doit aussi se préoccuper du cyberespace, qui devient de plus en plus militarisé même si les règles internationales claires de bonne conduite sont à peu près inexistantes.

Le président du comité militaire de l’OTAN rappelle que les cyberattaques peuvent être aussi mortelles que les armes conventionnelles. L’OTAN renforce ses défenses, a-t-il dit, mais l’Alliance aimerait s’asseoir avec des pays comme la Russie et la Chine afin de convenir de règles claires sur ce qui peut être fait, et surtout ce qui ne peut pas l’être.