Le parti libéral du Canada, dirigé par Justin Trudeau, a été élu comme gouvernement minoritaire par les électeurs canadiens, lundi.

Libéraux minoritaires: des réactions positives dans la capitale fédérale

Au lendemain du scrutin au fédéral, les réactions à l’élection d’un gouvernement minoritaire libéral n’ont pas tardé dans la région de la capitale fédérale.

Le maire d’Ottawa, Jim Watson, lance le bal en félicitant le Parti libéral du Canada (PLC) pour sa victoire et plus particulièrement leurs candidats dans la région qui ont remporté la grande majorité des sièges à Ottawa, dans l’Est ontarien et en Outaouais.

« J’ai hâte de continuer de travailler avec vous sur les priorités qui bénéficieront la région de la capitale nationale et notre pays au complet », lance M. Watson dans une déclaration écrite.

L’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) et l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) se réjouissent ouvertement que le Parti conservateur d’Andrew Scheer n’ait pas été porté au pouvoir.

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« C’est une excellente nouvelle. Une grande majorité de la population a refusé que les conservateurs sabrent les emplois et les services publics à coup de milliards de dollars », affirme l’AFPC dans un communiqué.

« Les Canadiens ont voté pour un gouvernement qui croit au maintien d’une fonction publique forte », ajoute la présidente de l’IPFPC, Debi Daviau.

Puisque le PLC forme maintenant un gouvernement minoritaire, l’AFPC considère qu’il s’agit d’une double victoire pour ses membres. Le syndicat considère être en position de force dans le cadre des négociations collectives en cours.

« En n’obtenant pas la majorité escomptée, il devient important pour le premier ministre Trudeau de ratifier des conventions collectives et instaurer un climat de stabilité à la fonction publique », affirme le président de l’AFPC, Chris Aylward.

L’AFPC n’est pas seule à voir une opportunité dans l’élection d’un gouvernement minoritaire. L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) soutient que l’ensemble des partis qui seront représentés au Parlement sont en faveur d’une modernisation de la Loi sur les langues officielles.

« C’est un bon point de départ pour travailler ensemble à réaliser quelque chose de concret », croit le président de l’AFO, Carol Jolin.

Ce dernier ajoute que l’Assemblée travaillera de pair avec la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada pour éviter que cet enjeu soit relégué au second plan. L’AFO prévoit beaucoup de lobbying au cours des prochains mois pour rappeler aux différents partis leurs engagements en matière de langues officielles. Le sujet fera également l’objet de discussions ce week-end durant le congrès de l’AFO à Sudbury.

Le Regroupement des gens d’affaires de la capitale nationale (RGA) félicite également le PLC et tous les députés élus de la région pour leur victoire. Le président de l’organisation, Yves Ducharme, espère que le PLC « poursuivra sa lancée économique et permettra de conserver l’humeur favorable à l’essor économique de la capitale nationale ».

Le RGA ajoute vouloir travailler avec l’ensemble des partis et paliers de gouvernement pour « faire progresser les dossiers d’infrastructures essentiels au transport de notre main-d’œuvre bilingue » et « assurer un climat concurrentiel en matière d’investissements, particulièrement dans le domaine de la haute-technologie ». 

La formation et la rétention d’une main-d’œuvre qualifiée dans la région de la capitale fédérale et la promotion du bilinguisme sont aussi des enjeux pour le RGA.