L’ex-joueur de la LNH Sheldon Kennedy appelle à une meilleure sensibilisation sur toutes les formes d’abus.

L’ex-joueur de LNH Sheldon Kennedy veut sensibiliser les parlementaires

Les nombreuses dénonciations d’inconduites sexuelles dans la foulée du mouvement #MoiAussi ont créé un climat de paranoïa, constate l’ex-joueur de la ligue nationale de hockey Sheldon Kennedy, qui appelle à une meilleure sensibilisation sur toutes les formes d’abus.

«Nous sommes passés des gens qui pensaient que ça n’arrivait pas à ceux qui croient qu’ils ne peuvent plus parler à leurs collègues sans se mettre dans l’embarras», a-t-il dit.

«Nous ne pouvons pas vivre dans la paranoïa et la meilleure façon d’éliminer cette peur est de se renseigner sur les abus, ce qu’ils sont et sur le rôle que nous avons à jouer.»

M. Kennedy est de passage à Ottawa lundi pour présenter aux parlementaires le documentaire Swift Current sur les abus sexuels dont il a été victime. Son ex-entraîneur de hockey, Graham James, a été reconnu coupable d’agression sexuelle en 1997.

Un abus de pouvoir est un abus de pouvoir que les victimes soient des femmes ou des enfants, a affirmé M. Kennedy. Il estime que le meilleur moyen de s’en prémunir est d’enseigner aux gens comment agir lorsqu’ils sont témoins de comportements déplacés pour aider les victimes.

«Comment peut-on leur donner les outils et la confiance de s’interposer?», a-t-il demandé. Une campagne de sensibilisation lancée par le gouvernement fédéral serait un moyen efficace, à son avis.

Des députés de tous les partis ont accepté de se joindre à lui dont la députée néo-démocrate Christine Moore, qui a révélé la semaine dernière que son collègue Erin Weir aurait eu un comportement inapproprié à l’endroit d’autres femmes. Celle-ci doit participer à la présentation du documentaire en soirée, mais elle n’a toutefois pas assisté à la conférence de presse lundi avant-midi.

Mme Moore avait envoyé un courriel mercredi à l’ensemble des députés du NPD, ce qui a incité le chef néo-démocrate, Jagmeet Singh, à lancer une enquête indépendante sans avoir le témoignage de victimes directes.

M. Weir, qui a été suspendu temporairement de ses fonctions de porte-parole au sein du caucus, maintient qu’il n’a rien à se reprocher. Il espère que l’enquête indépendante blanchira son nom.