L'ancien député de Beauport-Limoilou Alupa Clarke
L'ancien député de Beauport-Limoilou Alupa Clarke

L’ex-député de Beauport-Limoilou Alupa Clarke nommé conseiller principal d’Erin O’Toole

Olivier Bossé
Olivier Bossé
Le Soleil
Au surlendemain de l’élection d’Erin O’Toole à la tête du Parti conservateur du Canada, l’ancien député de Beauport-Limoilou, Alupa Clarke, est nommé conseiller principal au cabinet du nouveau chef de l’opposition officielle à Ottawa.

Député fédéral conservateur de la circonscription de Beauport-Limoilou, à Québec, de 2015 à 2019, M. Clarke a dirigé le volet québécois de la récente campagne à la chefferie de M. O’Toole, en compagnie du sénateur conservateur montréalais Leo Housakos.

Les membres québécois du PCC ont favorisé M. O’Toole à chacune des trois rondes de scrutin, aux dépens de son principal rival Peter MacKay. Le Québec a constitué un pilier de la victoire de l’Ontarien de 47 ans.

«Je ne serai pas à Ottawa à temps plein, juste quand c’est nécessaire. Par exemple, dès cette semaine, je dois rencontrer le responsable des affaires intergouvernementales du cabinet de François Legault [premier ministre du Québec], que M. O’Toole a déjà dit vouloir rencontrer», a expliqué M. Clarke, mardi midi.

«Je serai une voix canadienne-française autour de la table des réunions stratégiques nationales [au cabinet du chef conservateur]. Le Québec est une province distincte [du reste du Canada], avec une autre langue et une autre culture à plusieurs égards. Sur n’importe quel enjeu, un Québécois va pouvoir lever la main et dire : “Vous avez oublié telle ou telle chose.” Ça prouve l’importance que M. O’Toole donne au Québec et pas juste quand on parle du Québec», dit celui qui travaillera en étroite collaboration avec le lieutenant du Québec parmi les députés conservateurs et le futur conseiller du Québec au cabinet de M. O’Toole.

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Erin O’Toole et Alupa Clarke, dimanche, le jour du vote.

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Il veut redevenir député

Élu député à seulement 29 ans, M. Clarke estime tout aussi «inespéré» le fait d’être nommé conseiller principal du chef du parti à 34 ans. Quatre années de députation servent encore à cet ancien militaire, les dossiers à traiter défilant à vitesse grand V depuis dimanche.

Si le chef devient sa «priorité», M. Clarke vise toujours à se représenter comme candidat conservateur aux prochaines élections fédérales. Il compte continuer d’abattre du boulot en circonscription les soirs et les fins de semaine en vue du prochain scrutin. Qui pourrait survenir plus tôt que tard vu la position minoritaire du gouvernement libéral de Justin Trudeau.

Après avoir délogé le député néo-démocrate Raymond Côté en 2015 par 2500 voix, M. Clarke a été défait aux élections d’octobre dernier par la bloquiste Julie Vignola, forte d’une avance de près de 2000 voix pour 30 % du vote contre 26 % pour le conservateur.

«Bon pour la région de Québec»

«C’est une excellente nouvelle d’avoir un gars de Québec qui est collé au chef. C’est une très bonne chose pour nous, pour la région de Québec et pour le Québec», confirme Gérard Deltell, député conservateur de Louis-Saint-Laurent, à Québec, depuis 2015.

M. Deltell n’avait pour sa part pas pris position dans la course à la direction du parti, après avoir considéré se lancer comme candidat, aux Fêtes.

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