Le passé du chef conservateur sortant Andrew Scheer est devenu un problème lors des élections fédérales de 2019, et les candidats à sa succession seront questionnés sur le leur.
Le passé du chef conservateur sortant Andrew Scheer est devenu un problème lors des élections fédérales de 2019, et les candidats à sa succession seront questionnés sur le leur.

Les futurs candidats à la direction du PCC doivent exposer leur passé

OTTAWA - Le passé du chef conservateur sortant Andrew Scheer est devenu un problème lors des élections fédérales de 2019, et les candidats à sa succession seront questionnés sur le leur.

Un exemplaire du formulaire de candidature à la direction de 2020 obtenu par La Presse canadienne compte un certain nombre de questions personnelles sur le passé d'un candidat, y compris pour savoir s'il a déjà été accusé d'un comportement sexuel inapproprié.

Le parti affirme que le questionnaire sert notamment à aider à tracer la stratégie électorale, mais la réponse à une question qui aurait été posée à M. Scheer lors de sa candidature à la direction en 2017 semble avoir échappé à la planification des élections fédérales de l'automne dernier.

En 2017, et également dans le nouveau formulaire, le parti demande si un candidat est ou a déjà été citoyen d'un autre pays.

M. Scheer a la double citoyenneté canadienne et américaine, mais cette information n'est devenue publique que pendant la campagne. Cet enjeu l'a accablé pendant des jours, ainsi qu'une série d'autres problèmes qui ont fait de l'ombre à sa campagne.

La façon dont l'équipe de campagne a traité cet enjeu et d'autres questions a été étudiée dans le cadre d'un examen externe mené par l'ancien ministre conservateur John Baird. M. Scheer a déclaré mardi qu'il avait maintenant reçu un exemplaire de ce rapport, remerciant M. Baird sur Twitter pour le travail accompli.

«J'ai hâte de l'étudier et d'en parler avec le prochain chef du PCC», a écrit M. Scheer.

Le rapport de M. Baird ne sera pas officiellement rendu public.

«Il s'agit d'un document de stratégie préparé pour le chef du parti», a indiqué par courriel le porte-parole de M. Scheer, Simon Jefferies.

«Les partis politiques ne rendent pas publics les documents de stratégie interne.»

La question sur les comportements sexuels inappropriés semble être la seule nouvelle question sur le formulaire de cette campagne.

Entre autres choses, le questionnaire comprend des demandes de vérification des antécédents criminels et des finances, des références personnelles, des détails sur les expériences antérieures en politique et en prise de parole en public. Le parti souhaite également savoir comment les candidats comptent obtenir le financement pour leur campagne et s'ils ont une proximité avec une communauté ou un groupe militant. Le formulaire inclut aussi de nombreuses questions sur les problèmes juridiques potentiels qui pourraient finir par apparaître.

Les membres du parti éliront un nouveau chef le 27 juin.

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Voici une liste des personnes, en ordre alphabétique, qui envisagent de se porter candidat à la direction du Parti conservateur:

- Rona Ambrose: ancienne cheffe par intérim du Parti conservateur et députée fédérale d'une circonscription dans le secteur d'Edmonton.

- Jean Charest: ancien premier ministre du Québec, chef du Parti progressiste-conservateur et ministre fédéral.

- Michael Chong: ancien ministre conservateur, actuel député fédéral de la circonscription ontarienne de Wellington-Halton Hills. Il faisait partie de la course en 2017.

- Gérard Deltell: actuel député conservateur fédéral de la circonscription québécoise de Louis-Saint-Laurent et ancien député provincial.

- Richard Décarie: aide politique de l'ancien chef Stephen Harper lorsqu'il se trouvait dans l'opposition. Il a contribué à la gestion des activités de M. Harper au Québec.

- Michelle Rempel Garner: actuelle députée conservatrice fédérale pour la circonscription de Calgary Nose Hill.

- Marilyn Gladu: actuelle députée conservatrice fédérale pour la circonscription ontarienne de Sarnia-Lambton.

- Vincent Guzzo: propriétaire d'une chaîne de salles de cinéma au Québec et vedette de la téléréalité «Dans l'oeil du dragon».

- Rudy Husny: porte-parole du Parti conservateur au Québec et homme d'affaires.

- Peter MacKay: ancien chef du Parti progressiste-conservateur, ministre conservateur et député de longue date de la Nouvelle-Écosse. Il vit actuellement à Toronto.

- Erin O'Toole: ancien ministre conservateur et actuel député de la circonscription de Durham, dans la région de Toronto. Il a participé à la course de 2017.

- Pierre Poilievre: ancien ministre conservateur et actuel député de la circonscription de Carleton dans la région d'Ottawa.

- Aron Seal: ancien directeur des politiques pour deux ministres conservateurs.

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BRYAN BRULOTTE ANNONCE LE RETRAIT DE SA CANDIDATURE

Les nouvelles règles imposées aux candidats à la direction du Parti conservateur du Canada (PCC) provoquent le retrait de la course de l'homme d'affaires Bryan Brulotte, qui avait annoncé sa candidature tout récemment.

M. Brulotte, qui a agi en tant que bénévole du Parti conservateur pendant de nombreuses années, a annoncé qu'il appuierait l'éventuelle candidature de l'ancien ministre Peter MacKay, qu'il connaît depuis les années 1990.

En fin de semaine dernière, le Parti conservateur a annoncé que pour que leur candidature soit valide, les aspirants à la direction devaient avoir obtenu l'appui confirmé d'au moins 3000 personnes ayant été membres du parti depuis au moins 21 jours. Mille de ces signatures doivent être obtenues d'ici la fin du mois prochain.

Lorsqu'il a annoncé son intention de briguer la direction du Parti conservateur, Bryan Brulotte s'est notamment fait remarquer par un site web et une publicité dans les journaux criblés de fautes de français et de mauvaises traductions de l'anglais. Il y avait même une faute dans le texte où il présentait ses excuses.

Les conservateurs choisiront leur nouveau chef le 27 juin prochain à Toronto.