Plusieurs conservatrices jugent que le mouvement #MoiAussi et la prétention du Parti libéral qui clame être le seul parti féministe doivent faire partie des débats pour que le PCC puisse reprendre sa place.

Les conservateurs ciblent les Néo-Canadiens et les femmes pour 2019

Le président de la campagne du Parti conservateur (PCC) en vue de l’élection fédérale de 2019 estime que les conservateurs devront revigorer leur marque auprès des Néo-Canadiens.

Hamish Marshall croit également que les soi-disant «cols roses» - les travailleurs oeuvrant dans des secteurs traditionnellement féminins comme l’enseignement et les soins de santé - forment un autre groupe d’électeurs convoité.

M. Marshall faisait partie des panélistes à la Conférence annuelle de réseautage Manning, où le parti cherche à prendre un nouvel élan après de récentes turbulences ayant vu, entre autres, des leaders démissionner dans la foulée d’allégations d’inconduite sexuelle.

Plusieurs conservatrices jugent que le mouvement #MoiAussi et la prétention du Parti libéral qui clame être le seul parti féministe doivent faire partie des débats pour que le PCC puisse reprendre sa place.

La députée Rachael Harder, qui n’a pu prendre la tête du Comité permanent de la condition féminine en raison de ses opinions pro-vie, croit que le message libéral ne représente pas le vrai féminisme.

Elle affirme que son expérience lui a montré que le premier ministre Justin Trudeau croit qu’il est le seul à pouvoir décider qui sont les bonnes et les mauvaises femmes pour le Canada.

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Caroline Mulroney estime que sa mère l’a aidée à former ses opinions politiques

La fille de l’ancien premier ministre Brian Mulroney affirme que même si les Canadiens parlent beaucoup de son père, c’est en fait sa mère qui lui a enseigné le conservatisme.

Caroline Mulroney, candidate à la direction du Parti progressiste-conservateur de l’Ontario, estime que l’expérience d’immigrante de sa mère a formé ses propres opinions politiques.

L’avocate torontoise raconte avoir discuté avec sa mère de l’impact qu’une carrière politique peut avoir sur une famille, puisqu’elles sont toutes deux mères de quatre enfants.

Mme Mulroney a parlé de sa famille lors d’un important rassemblement de conservateurs à Ottawa, vendredi, se présentant comme un nouveau visage de la politique en Ontario, où une élection provinciale aura lieu en juin.

Les progressistes-conservateurs ontariens choisiront un nouveau chef en mars, à la suite du départ de Patrick Brown, qui a dû démissionner après que des allégations d’inconduite sexuelle eurent été faites à son endroit, accusations qu’il a vigoureusement niées.

Mme Mulroney juge que les conservateurs ontariens doivent ratisser large et accueillir des opinions diversifiées.

Elle minimise le fait qu’elle n’a pas d’expérience politique, affirmant que les Ontariens veulent quelque chose de complètement différent après 15 ans de gouvernement libéral.