Selon Gilbert Paquette, le rôle de chef du Bloc Québécois pourrait certes incomber à un élu siégeant à la Chambre des communes.

Les bloquistes auront du pain sur la planche

MONTRÉAL - Un nouveau chapitre de l’histoire du Bloc québécois pourra commencer à être écrit à compter de lundi.

C’est, en effet, à ce moment que la démission de la chef Martine Ouellet deviendra effective.

Une fois que Mme Ouellet aura officiellement quitté le navire, le Bureau national du Bloc québécois devra s’assurer qu’un autre leader pourra prendre le gouvernail de manière intérimaire dans un délai rapproché.

Selon le président de cette instance, Gilbert Paquette, ce rôle pourrait certes incomber à un élu siégeant à la Chambre des communes.

Alors qu’il était interviewé par La Presse canadienne dimanche, M. Paquette a, toutefois, soutenu qu’il pourrait également revenir à «une personne venant de l’extérieur».

Le principal, à son avis, ce sera de dénicher quelqu’un n’ayant aucunement l’intention de se présenter dans le cadre de la prochaine course à la direction qui devra être lancée promptement.

S’il faut en croire Gilbert Paquette, elle aura «fort probablement» lieu à l’automne, après la tenue de l’élection générale au Québec.

C’est donc dire que d’ici au prochain scrutin fédéral, les membres du Bureau national du Bloc québécois seront bien obligés de mettre les bouchées doubles.

«On aura beaucoup de choses à préparer. On aura une course à la direction 1/8à organiser3/8. On devra poursuivre la démarche qui a déjà été enclenchée pour élaborer le programme politique. On aura à faire une campagne de financement pour renflouer les coffres du parti», a résumé M. Paquette.

En outre, il a reconnu que des tractations auront vraisemblablement lieu pour tenter de convaincre les députés Rhéal Fortin, Monique Pauzé, Louis Plamondon, Gabriel Ste-Marie et Luc Thériault d’imiter Michel Boudrias et Simon Marcil.

L’hiver dernier, ces sept élus avaient tous quitté le Bloc québécois avec fracas après avoir publiquement désavoué Martine Ouellet.

Or, MM. Boudrias et Marcil ont décidé, dans la foulée de l’annonce récente de la démission de Mme Ouellet, de rentrer au bercail.

«Je pense que parmi les cinq 1/8députés boudant toujours le Bloc québécois3/8, il y en a quelques-uns qui vont vouloir peut-être revenir un peu plus tard», a mentionné Gilbert Paquette.

«Le Bureau national est prêt à parler avec eux, à les rencontrer», a-t-il ajouté.

Par contre, il a pris le soin de préciser que si certains d’entre eux souhaitent éventuellement réintégrer le Bloc québécois, ils devront être disposés à respecter la volonté d’un pan majoritaire de sa base militante.

M. Paquette a alors souligné qu’au début du mois, 65 pour cent des membres votants de cette formation politique se sont prononcés en faveur d’une orientation bien précise.

«Lors du référendum interne, ils ont endossé l’idée d’un parti qui fait la promotion de l’indépendance sur toutes les tribunes et à toutes les occasions en défendant les intérêts du Québec», a-t-il rappelé.