La ministre des Relations Couronnes-Autochtones et des Affaires du Nord, Carolyn Bennett

Les Algonquins de Maniwaki règlent 29 revendications territoriales avec Ottawa

Une communauté algonquine près de Maniwaki a conclu avec Ottawa un accord global pour régler d’un trait 29 revendications particulières liées à la cession de terres de réserve.

La première nation de Kitigan Zibi Anishinabeg et le gouvernement fédéral ont résolu toutes les revendications relatives aux cessions dans la ville de Maniwaki dans le cadre d’un seul processus de négociation. L’entente prévoit une offre globale de règlement de 116 millions $, qui a été acceptée par les chefs puis les membres de la communauté.

Le gouvernement fédéral a également déclaré avoir signé un protocole d’entente avec la Première Nation de Kitigan Zibi Anishinabeg afin d’explorer de nouvelles façons de renforcer leur relation et d’aborder les priorités soulevées par cette communauté algonquine, notamment «les titres ancestraux, la reconnaissance des droits, le développement socio-économique, la consultation et l’autodétermination».

La nation Kitigan Zibi Anishinabeg, située juste au sud de la municipalité de Maniwaki, dans la Vallée-de-la-Gatineau, compte plus de 3400 habitants.

Les membres de la communauté ont accepté un règlement pour 29 revendications à Maniwaki et pourront demander l’ajout à la réserve de 363 acres de terres - l’équivalent d’environ 180 terrains de soccer.

La ministre des Relations Couronnes-Autochtones et des Affaires du Nord, Carolyn Bennett, a indiqué dans un communiqué que son gouvernement «franchit une étape importante en ce qui concerne le renouvellement et le renforcement de notre relation de nation à nation avec la Première Nation de Kitigan et Zibi Anishinabeg».

Dans le même communiqué, Frankie Cote, un conseiller de bande, soutient que la signature et l’entente sur le règlement global constituent «un tournant et la clôture d’un chapitre de l’histoire de Kitigan Zibi Anishinabeg».

«Ensemble, nous nous éloignons du passé où l’extinction des droits était une exigence et nous nous engageons sur la voie où nous prenons la place qui nous revient en tant que partenaire égal du Canada», a-t-il estimé.