Le maire de Calgary, Naheed Nenshi

Le maire de Calgary prêt à aider Ottawa à combler le fossé avec l'Ouest canadien

Le maire de Calgary se dit prêt à aider le gouvernement fédéral à combler le fossé qui se creuse avec l’Ouest canadien, mais Naheed Nenshi qualifie de «ridicule» la spéculation selon laquelle il serait nommé en tant que conseiller ou représentant de l’Alberta au sein du cabinet de Justin Trudeau.

«Aucun poste n’a été offert, et aucun poste n’a été envisagé», a déclaré M. Nenshi dans une entrevue diffusée dimanche par le réseau de télévision CTV.

M. Nenshi s’est dit disposé à aider le gouvernement Trudeau à obtenir une meilleure vue d’ensemble sur les enjeux albertains, mais cette collaboration serait informelle — et assortie de certaines conditions.

M. Nenshi aurait d’ailleurs déjà abordé une série de questions épineuses pour les provinces de l’Ouest lors d’un entretien téléphonique avec le premier ministre, mercredi.

Les rumeurs d’une mouvance séparatiste en Alberta sont selon lui «bien réelles».

Le maire Nenshi, qui en est à son troisième mandat à la tête de la capitale albertaine, prévient que le resserrement des évaluations environnementales compliquera la construction d’oléoducs, alors qu’il est primordial que l’expansion de Trans Mountain se matérialise.

Les libéraux de Justin Trudeau ont été éradiqués de l’Alberta et de la Saskatchewan lors du scrutin du 21 octobre dernier en raison de la frustration grandissante à l’égard de leurs politiques ayant des répercussions sur l’industrie pétrolière. L’absence de députés libéraux dans ces deux provinces a soulevé des questions sur la manière dont le premier ministre les représenterait au sein de son cabinet, qui doit être assermenté le 20 novembre.

Outre M. Nenshi, l’ex-première ministre albertaine Alison Redford est pressentie comme une potentielle représentante de l’Ouest canadien au sein du prochain cabinet libéral.