Justin Trudeau mettra fin à sa visite de 4 jours aux États-Unis samedi en rencontrant le maire de Los Angeles, Éric Garcetti.

Le cortège de Trudeau impliqué dans un accident en Californie

Le cortège du Premier ministre Justin Trudeau a été impliqué dans un accident qui a fait trois blessés, dont un policier, vendredi soir à Simi Valley, près de Los Angeles en Californie.

La mère de famille, qui était au voulant du véhicule, ainsi que son fils, ont été transportés à l’hôpital.

Selon la chaîne de télévision locale KABC-TV, une voiture dans laquelle se trouvait un couple et son enfant est rentrée en collision, à une intersection, avec un agent à moto de la police des autoroutes de Californie. Le véhicule de Justin Trudeau n’a pas été impacté.

Le policier a subi des blessures sérieuses quand sa moto a embouti un véhicule utilitaire sport qui a soudainement effectué un virage interdit. Sa vie n’est toutefois pas en danger.

La conductrice du VUS et son fils ont également été hospitalisés pour des blessures mineures.

Le véhicule où se trouvait le premier ministre Trudeau n’a pas été touché.

Le premier ministre quittait la Bibliothèque nationale Ronald-Reagan où il venait de prononcer une allocution sur le libre-échange devant des élus locaux et nationaux américains.

Justin Trudeau mettra fin à sa visite de 4 jours aux États-Unis samedi en rencontrant le maire de Los Angeles, Éric Garcetti.

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L'ALENA doit mieux protéger les exclus de la vague technologique

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a affirmé vendredi que les Etats-Unis comme le Canada devaient mieux protéger ceux qui avaient souffert de la mondialisation et de la technologie et que la renégociation de l’Aléna devait en tenir compte.

«La vague d’innovations techniques» notamment dans la Silicon Valley où il s’est rendu jeudi «peut s’avérer une force hautement positive et de transformation pour les nord-américains», a déclaré le chef du gouvernement canadien lors d’un discours à la Ronald Reagan Presidential Library, en banlieue de Los Angeles.

«Mais nous ne pouvons pas permettre à cette vague de balayer de côté les travailleurs et leurs familles. C’est quelque chose dont nous pouvons et devons discuter dans le cadre de la modernisation et de l’amélioration de l’Alena», le traité de libre-échange nord-américain.

Devant l’assemblée de la Reagan Library et rendant hommage à l’optimisme de l’emblématique président républicain des années 80, Justin Trudeau a plaidé pour un meilleur partage des richesses face à la hausse des inégalités économiques, et appelé à «aider davantage ceux dont les vies ont été bousculées par les changements économiques mondiaux» et la mondialisation, «y compris par l’automatisation et le changement technologique» qui éliminent un nombre croissant d’emplois.

Ironisant sur le fait que beaucoup décrivent son gouvernement progressiste aux antipodes de l’administration conservatrice du magnat de l’immobilier, M. Trudeau a souligné que «le président Trump et moi sommes d’accord sur le fait que trop de gens ont été laissés derrière alors même que nos économies prospéraient».

Il a insisté sur le fait que l’Aléna n’est pas «une partie de hockey» avec un gagnant et un perdant et que le traité commercial a bénéficié au Canada comme aux Etats-Unis et au Mexique.

Les négociateurs ont déjà clos trois chapitres de discussions tandis que restent les problèmes les plus difficiles à régler, comme «les règles d’origine des produits dans l’industrie automobile».

Mercredi le Premier ministre canadien avait déclaré à Chicago que son pays était prêt à se retirer de l’Aléna si les renégociations actuelles ne débouchaient pas sur un accord satisfaisant pour les Canadiens.

Ces propos arrivent après un nouveau round de négociations entre les Etats-Unis, le Mexique et le Canada à Montréal pour redéfinir cet accord commercial en vigueur depuis 1994 et notamment qualifié «de mauvaise blague» par Donald Trump.

Le président américain a déjà menacé de retirer les Etats-Unis de l’Aléna, mais les dernières discussions entre les trois pays se sont achevées le 29 janvier sur une note optimiste.

«Il est d’une importance vitale que nous bâtissions sur ces avancées» et de ne pas «reculer par rapport aux progrès réalisés avec des efforts extraordinaires par nos pays», lors des décennies passées, «en érigeant de nouvelles barrières», a conclu le chef du gouvernement canadien. Avec AFP