Isabelle Charest

Le Collectif 8 mars rencontrera la ministre Charest

MONTRÉAL — À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le Collectif 8 mars revient à la charge avec ses revendications, cette fois auprès du gouvernement Legault, parce qu’il estime que les gouvernements n’ont pas encore compris les répercussions de plusieurs mesures, ou de l’absence de mesures, sur les femmes.

Le Collectif 8 mars doit d’ailleurs rencontrer la ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, vendredi après-midi. L’an passé, il avait pu rencontrer, en plus de la ministre responsable de la Condition féminine, le premier ministre Philippe Couillard et, avant lui, la première ministre Pauline Marois. Mais il n’a pu cette année rencontrer le premier ministre François Legault.

«Cette année, c’est difficile à voir ce qui a pu faire que le premier ministre Legault n’a pas cru bon, n’a pas voulu nous rencontrer ou n’a pas pu trouver un moment dans son horaire pour nous rencontrer. C’est étonnant et c’est surtout décevant que le premier ministre ne voie pas l’importance de rencontrer les groupes de femmes le 8 mars», a déploré au cours d’une entrevue avec La Presse canadienne, jeudi, la porte-parole du Collectif 8 mars, Gabrielle Bouchard.

Lors de sa rencontre avec la ministre Charest, le Collectif va demander d’abord un réinvestissement dans les services publics, après des années de restrictions budgétaires. Mme Bouchard explique que les femmes sont en plus grand nombre que les hommes comme travailleuses des secteurs public et parapublic, particulièrement en santé et en éducation.

Le Collectif 8 mars revendique également un meilleur financement des organismes communautaires, notamment pour les femmes victimes de violence conjugale, les victimes d’agression sexuelle.

Elle demande également que le montant des pensions alimentaires pour enfants ne soit plus comptabilisé dans le calcul des prestations d’aide sociale, de l’aide financière pour les études, pour l’admissibilité à l’aide juridique et pour le soutien financier au logement. Le Collectif 8 mars revendique également une hausse du salaire minimum à 15 $ l’heure, d’autant plus que près de 6 travailleurs sur 10 rémunérés au salaire minimum sont des femmes.

Il demande aussi une loi-cadre en matière de conciliation travail-famille-études.

Finalement, il demande au gouvernement d’appliquer le principe de l’analyse différenciée selon les sexes aux programmes gouvernementaux, aux réformes et budgets.