Le premier ministre ontarien, Doug Ford et son ancien chef de cabinet, Dean French

Le chef de cabinet de Doug Ford démissionne

Le chef de cabinet du premier ministre de l'Ontario Doug Ford a démissionné vendredi dans la foulée d'une série de controverses touchant le gouvernement progressiste-conservateur, dont la dernière était l'annulation de deux nominations controversées.

Le moment de la démission de Dean French n'est pas lié directement à cette controverse, a soutenu le bureau du premier ministre.

«M. French a informé le premier ministre qu'il retournerait dans le secteur privé après une première année de gouvernement réussie, comme il l'avait toujours planifié», a déclaré la porte-parole Kayla Iafelice dans un communiqué.

L'héritage de M. French aura été d'orchestrer une campagne électorale victorieuse et une première année au pouvoir réussie, a ajouté le premier ministre Ford.

«Je tiens personnellement à remercier Dean pour son travail acharné, son leadership et son amitié», a-t-il conclu.

Plus tôt dans la journée, le premier ministre ontarien avait annulé la nomination de deux personnes à des postes lucratifs à l'étranger, un jour seulement après en avoir fait l'annonce, parce qu'ils auraient eu des liens avec M. French.

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Taylor Shields, vice-présidente adjointe au marketing de Chubb Insurance, avait été nommée à un poste à Londres et Tyler Albrecht, analyste principal chez Optimize Capital Markets, devait représenter la province à New York.

Selon certaines sources, Mme Shields aurait un lien de parenté avec l'épouse de Dean French, tandis que M. Albrecht serait ami avec l'un des fils de M. French. Selon une publication Twitter datant de 2014, ils jouaient tous deux sur la même équipe de la crosse.

M. French se serait également querellé avec des membres du caucus progressiste-conservateur. Son style de gestion apparemment agressif aurait fait pleurer au moins un des membres du caucus.

Randy Hillier, un ancien membre du caucus, a affirmé que M. French détenait un pouvoir inapproprié et faisait planer une culture de peur et d'intimidation en réprimant la dissidence.