La chef du Bloc québécois, Martine Ouellet

Le changement de cap de Mario Beaulieu est incompréhensible, selon Martine Ouellet

La chef du Bloc québécois, Martine Ouellet, s’explique mal la volte-face de Mario Beaulieu, qui était jusqu’à récemment l’un de ses plus fidèles alliés.

Le député et président du parti se joindra dimanche à une quarantaine d’associations de circonscription qui demanderont la tenue d’un vote de confiance hâtif lors du conseil général de Drummondville.

L’événement qui doit réunir quelques centaines de membres vise à dénouer la crise qui secoue le Bloc québécois depuis la fin du mois de février. Sept de ses dix députés avaient alors claqué la porte parce qu’ils n’arrivaient plus à s’entendre avec leur chef.

Mario Beaulieu était l’un des trois députés qui s’étaient alors rangés du côté de Martine Ouellet, mais il lui avait ensuite retiré son appui un mois plus tard.

La chef bloquiste croit que le nombre d’associations de circonscription qui se seraient retournées contre elle est exagéré et que la réalité sur le terrain est tout autre. Elle dit avoir plusieurs appuis.

La proposition qui sera soumise aux membres dimanche par la chef bloquiste, Martine Ouellet, et le bureau national du parti prévoit un vote de confiance les 1er et 2 juin assorti d’un référendum sur la mission du Bloc québécois comme promoteur de l’indépendance du Québec.

Les 42 associations de circonscription proposeront plutôt que le référendum soit annulé et qu’un vote de confiance au suffrage universel ait lieu le 15 mai.