Le ministre fédéral de la Famille, Jean-Yves Duclos, était de passage à la Gare du Palais pour rencontrer des employés de VIA Rail et faire la promotion du projet de loi C-86 qui vise à moderniser les normes canadiennes du travail et l’équité salariale.

Le Canada dans les pas du Québec en matière d’équité salariale

Au fil des ans, le Québec a su montrer une longueur d’avance sur le Canada en matière de programmes sociaux et d’équité salariale, a soutenu le ministre fédéral de la Famille, Jean-Yves Duclos.

Celui-ci était de passage à la Gare du Palais pour rencontrer des employés de VIA Rail et faire la promotion du projet de loi C-86, déposé il y a quelques jours, qui vise à moderniser les normes canadiennes du travail et l’équité salariale.

«Le Québec a montré la voie au gouvernement fédéral à plusieurs reprises au cours des derniers mois», a souligné le ministre avant de prendre les services de garde éducatifs et le congé parental partagé en exemple.

La province s’est dotée de sa propre loi sur l’équité salariale il y a 12 ans pour la fonction publique québécoise. Selon M. Duclos, le dépôt d’un projet de loi similaire au fédéral est «une occasion pour nous, comme Québécois, de comprendre et de célébrer le fait qu’on peut avoir une influence à l’extérieur du Québec».

Les mesures proposées dans ce projet de loi permettront notamment d’améliorer l’admissibilité des employés à divers congés et de faciliter la conciliation travail-famille grâce à la création d’un nouveau congé personnel de cinq jours, dont trois seraient payés. 

«Ce qu’on est en train de mettre en place, la Chambre des communes l’avait recommandé en 2004, deux ans avant l’arrivée de M. [Stephen] Harper en 2006. On n’avait pas eu le temps entre 2004 et 2006 de déposer un projet de loi pour le faire voter. Entre 2006 et 2015, il n’y a rien qui s’est passé», a déploré le ministre libéral.

Le gouvernement veut «absolument» faire adopter le projet de loi avant les prochaines élections, prévues pour octobre 2019. Selon M. Duclos, ça «va dépendre la collaboration des partis d’opposition». «On espère pouvoir travailler avec eux au cours des prochaines semaines et des prochains mois», a-t-il conclu.