Les députés libéraux de l’Outaouais Stéphane Lauzon, Will Amos, Greg Fergus et Steven MacKinnon

Le bilan des libéraux de l’Outaouais

Les quatre députés fédéraux de l’Outaouais ont bouclé la boucle de leur premier mandat au pouvoir, mardi, en dressant un bilan régional positif et conforme, selon eux, aux attentes des citoyens envers le gouvernement de Justin Trudeau.

Le Parti libéral du Canada (PLC) avait vivement courtisé la classe moyenne lors des élections de 2015 et une fois installé au gouvernement, il a livré la marchandise, a insisté le député de Hull-Aylmer, Greg Fergus.

« On ne peut pas parler de notre bilan sans parler de l’allocation canadienne pour les enfants qui est vraiment venue en aide à la classe moyenne et à ceux qui travaillent fort pour en faire partie, a-t-il lancé, entouré de ses collègues de la région. Grâce à ce programme, les familles de la région ont reçu 500 $ par mois, en moyenne. Ce sont près de 85 000 enfants de la région à qui plus de 285 millions $ ont été remis. C’est de l’argent qui s’est ensuite retrouvé dans l’économie régionale. »

Système Phoenix

Le caucus libéral de l’Outaouais estime avoir été en mesure de restaurer le respect envers la fonction publique fédérale au cours du présent mandat, notamment en réembauchant des centaines de conseillers en rémunération qui ont permis de traiter pour plus de 1,5 milliard $ en paie rétroactive et en s’entendant avec 13 des 14 unités syndicales. Le député de Gatineau, Steven MacKinnon, a toutefois reconnu que malgré les efforts pour régler le dossier Phénix, le gouvernement « épuise la patience des fonctionnaires » en raison de la lenteur des progrès.

« Notre gouvernement a travaillé d’arrache-pied pour corriger les erreurs graves commises par l’ancien gouvernement Harper, a-t-il insisté. On a dû rebâtir au complet l’essentiel du système en embauchant des centaines de conseillers à la rémunération qui avaient été coupés par le gouvernement Harper pour sa lutte au déficit. […] On a vu du progrès, il est lent, c’est frustrant et on comprend les gens d’être frustrés. »

Environnement

Le député de Pontiac, William Amos, a pour sa part rappelé que son gouvernement a multiplié les mesures concrètes pour répondre à l’« enjeu prioritaire » de notre époque, à savoir l’environnement. Les députés ont rappelé que des centaines de millions $ seront investis pour moderniser les centrales de chauffage et de refroidissement de ses immeubles dans la région de la capitale fédérale, ce qui permettra au gouvernement de réduire de 63 % ses émissions de gaz à effet de serre dans la région.

M. Amos a ajouté que sous le gouvernement Trudeau, Ottawa a pu « réformer et améliorer » les lois fédérales sur l’environnement. « J’ai quitté une carrière de professeur en droit de l’environnement à cause des dégâts faits par le gouvernement Harper, a-t-il rappelé. On a rebâti tout le système légal en environnement pour s’assurer de pouvoir protéger adéquatement les Canadiens. On reconnaît qu’il y a des gouvernements conservateurs dans les provinces qui sont très peu progressistes et qui ne prennent pas au sérieux l’enjeu des changements climatiques. […] On veut s’assurer que toutes les provinces fassent leur juste part. Le Québec le fait, la Colombie-Britannique le fait, mais il faut que l’Ontario et l’Alberta le fassent aussi. Notre gouvernement débat de cette position devant les tribunaux et on gagne parce que c’est notre juridiction. »

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Les libéraux restent flous à propos du train léger de Gatineau

Le caucus des députés libéraux fédéraux de l’Outaouais appuie sans détour le projet de train léger dans l’ouest de Gatineau, mais demeure incapable de préciser à quel moment une entente sur le financement pourrait intervenir entre Ottawa et Québec. 

Le député de Hull-Aylmer, Greg Fergus, a répété que les discussions allaient « bon train », mais n’a donné aucune indication quant aux solutions envisagées pour boucler le financement de 2,1 milliards $. Le gouvernement du Québec a pour sa part déjà confirmé sa participation financière (60 % du projet) au début de l’été. « On a entendu le provincial, mais pour nous c’est d’avoir une discussion non seulement avec Québec, mais avec les villes concernées pour que Gatineau puisse avoir sa part du gâteau », a-t-il ajouté en faisant entre autres référence à l’entente survenue entre les villes de Montréal et Québec pour que la Vieille capitale obtienne le financement de son projet de tramway. 

Le député de Gatineau, Steven MacKinnon, a pour sa part rappelé que le projet de Gatineau n’est toujours pas détaillé. « Même si la proposition apparaît comme structurante et positive, on ne peut pas financer quelque chose qui existe encore uniquement dans l’abstrait, a-t-il lancé. On n’a pas encore de projet. On ne peut pas dire oui à quelque chose dont on ne connaît pas encore l’ampleur réelle. On va avoir besoin des plans et devis détaillés pour passer à l’étape du financement. » Gatineau doit présenter les conclusions de la deuxième étude sur le projet de train léger au début de l’année prochaine.

Le gouvernement fédéral a toutefois participé financièrement aux études en cours pour le train léger, a rappelé le député de Pontiac, Will Amos. Ce dernier a ajouté que « la seule raison pourquoi nous avons une discussion sérieuse sur un arrimage entre Gatineau et Ottawa c’est nous [quatre députés fédéraux de l’Outaouais], c’est avec l’arrivée de notre gouvernement en 2015 ».