Les co-porte-paroles de Québec solidaire, Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois.

La syndicalisation approche à QS: elle est bien accueillie par la députation

MONTRÉAL — Le Tribunal administratif du travail devrait se prononcer dans les prochaines semaines sur la requête en accréditation pour la syndicalisation du personnel de Québec solidaire.

La requête déposée à la mi-décembre par la CSN touche une quarantaine d’employés de l’aile parlementaire et des bureaux de circonscription du parti politique.

La députation de Québec solidaire a accueilli favorablement l’initiative.

Le député d’Hochelaga, Alexandre Leduc, porte-parole en matière de travail, de solidarité sociale et de justice, souligne qu’il s’agit d’un droit constitutionnel de se syndiquer.

Rappelant qu’il est lui-même un ancien syndicaliste, M. Leduc affirme qu’il serait «bien mal placé» pour s’opposer à l’initiative, maintenant qu’il est «patron». Il a hâte de voir comment la syndicalisation va s’appliquer à l’Assemblée nationale, puisqu’elle représente un défi technique. Il se dit néanmoins assuré que des compromis et solutions seront trouvés.

Il s’agirait d’une première au Québec. Au fédéral, les employés du Parlement et ceux des bureaux de circonscription du Nouveau Parti démocratique sont syndiqués depuis une dizaine d’années.

Québec solidaire, qui a été reconnu officiellement comme groupe parlementaire, bénéficie pour les quatre prochaines années d’un budget de 1,6 million annuellement.