La lieutenante-gouverneure du Nouveau-Brunswick, Jocelyne Roy-Vienneau, prononce son discours du Trône à l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick à Fredericton.

La session parlementaire s’ouvre au Nouveau-Brunswick

FREDERICTON — Le gouvernement libéral minoritaire du Nouveau-Brunswick a présenté mardi un discours du Trône qu’il espère rassembleur, mais on ignore si cela suffira pour lui permettre de survivre à un vote de confiance à l’Assemblée législative.

Le discours reprend de nombreuses promesses de campagne des autres partis, notamment un retour à l’équilibre budgétaire d’ici 2020-2021. Les libéraux proposent aussi un nouveau mécanisme budgétaire qui serait ouvert aux citoyens, y compris un débat public sur la manière de hiérarchiser les dépenses des ministères. Ils proposeront par ailleurs une motion accordant aux quatre partis politiques le statut de parti reconnu à l’Assemblée législative.

Le gouvernement libéral souhaite aussi créer un comité multipartite chargé d’élaborer des solutions à un certain nombre de problèmes, notamment des recommandations visant à remédier à la pénurie d’ambulanciers paramédicaux d’ici le 15 décembre. Les libéraux veulent aussi travailler avec les universités et les collèges communautaires afin de fournir gratuitement, aux adultes que cela intéresse, l’occasion d’apprendre une deuxième langue officielle.

Le discours du Trône indique que le gouvernement collaborera également avec les autres partis et des groupes extérieurs pour s’occuper d’enjeux comme la hausse du salaire minimum et l’extension au secteur privé de la loi sur l’équité salariale. Les libéraux promettent aussi de se pencher sur une réforme électorale, de protéger les ponts couverts — dans le cadre de la stratégie touristique de la province — et de bannir éventuellement des herbicides comme le glyphosate.

À la fin du discours, la lieutenante-gouverneure, Jocelyne Roy Vienneau, a souligné aux élus que les Néo-Brunswickois s’attendent à un gouvernement stable, basé sur la coopération et la collaboration de tous les partis.

Elle a estimé qu’en accordant à quatre partis une représentation à l’Assemblée législative, de nombreux citoyens ont clairement indiqué que «tous les partis doivent jouer un rôle important pour faire progresser le Nouveau-Brunswick». Et qu’en adoptant la situation de gouvernement minoritaire, les députés avaient la possibilité de trouver un terrain d’entente tout en apportant davantage de perspectives à l’Assemblée législative.