Des manifestants ont chahuté la ministre de la Formation et des Collèges de l'Ontario, Merrilee Fullerton, durant son discours au déjeuner du maire mercredi matin.

La ministre Fullerton accueillie par des manifestants à Ottawa

C’est dans la cacophonie que la ministre provinciale Merrilee Fullerton s’est adressée aux membres de la communauté d’affaires, mercredi à Ottawa. Une dizaine de manifestants ont fait du bruit derrière les portes vitrées de la salle du conseil, scandant «où est notre financement?» et cognant dans les vitres.

La ministre de la Formation et des Collèges et Universités et députée de Kanata-Carleton était l’invitée du déjeuner du maire Jim Watson. Elle a offert une perspective économique mettant l’accent sur les avantages dont bénéficie Ottawa dans le premier budget progressiste-conservateur.

Mme Fullerton a rappelé le financement de 1,2 milliard de dollars accordé pour la phase 2 du train léger.

«Le train léger transformera la façon de se déplacer à Ottawa et c’est un moyen de transport majeur qui est impératif», a-t-elle déclaré.

Le maire d'Ottawa, Jim Watson, et son invitée de mercredi matin, la ministre Merrilee Fullerton

La députée a aussi félicité son gouvernement pour les investissements de 2 millions $ au CHEO et au Service de police d’Ottawa 

Université de l’Ontario français

Aux dires de la ministre, aucune conversation n’a eu lieu concernant l’Université de l’Ontario français (UOF) entre la province et le fédéral depuis le financement de 1,9 M$ accordé par Ottawa en janvier dernier afin de permettre au conseil de gouvernance de poursuivre ses activités.

Mme Fullerton a répété ce qu’elle a toujours dit depuis l’annonce de la suspension du financement, en novembre dernier.

«Nous n’avons reçu aucun contact avec le gouvernement fédéral, ni mon ministère ni moi-même. Mais nous valorisons beaucoup l’éducation en français, confie la ministre. Nous avons près d’une douzaine d’institutions offrant des programmes en français et plus de 300 programmes. Nous accordons une grande importance à la francophonie.»

Questionnée à savoir si son bureau a tenté de contacter celui de la ministre fédérale Mélanie Joly, qui a indiqué que son gouvernement était ouvert à financer les quatre premières années de l’UOF, Mme Fullerton a répondu qu’elle n’a rien reçu de la ministre Joly.