Martine Hébert à Montréal, en octobre 2016

La déléguée du Québec à Chicago aura droit à une hausse de salaire de près de 18%

MONTRÉAL - Nommée déléguée à Chicago à la fin juin par le gouvernement Legault afin de représenter le Québec, Martine Hébert aura également droit à un salaire nettement plus élevé par rapport à celui de son prédécesseur.

D’après le décret confirmant ses conditions de rémunération, l’ex-vice-présidente principale au Québec de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, dont le mandat débutera le 29 juillet, aura droit à une paye annuelle de 169 910 $.

Il s’agit d’une hausse d’environ 17,5 pour cent par rapport aux émoluments de 144 708 $ octroyés à Jean-François Hould en juillet 2017 à la suite de sa nomination.

La dernière publication dans la Gazette officielle du Québec confirme également le salaire annuel de base de 197 303 $, qui avait déjà été dévoilé par La Presse canadienne, que touchera Pierre Gabriel Côté comme délégué général du Québec à Londres.

À cette somme s’ajoutera une prime de vie chère de 9730 $ ainsi que des «vacances annuelles payées de vingt-cinq jours ouvrables».

Le salaire de base de l’ex-président-directeur général d’Investissement Québec (IQ), dont l’entrée en fonction est prévue pour le 29 juillet, sera ainsi plus élevé d’environ 23 pour cent de comparativement au traitement annuel de 160 899 $ reçu par son prédécesseur John Anthony Coleman. Ce dernier a été remplacé après seulement un an et demi en poste au Royaume-Uni.

En ce qui a trait à Mme Hébert, le décret entourant ses émoluments ne précise pas si elle aura droit à des vacances payées comme l’ancien dirigeant du bras financier de l’État québécois.

Même si les hausses sont marquées, Luc Bernier, titulaire de la chaire Jarislowsky sur la gestion dans le secteur public, a estimé qu’elles n’étaient pas «absurdes».

«C’est peut-être plus que les anciens (délégués), mais je trouve cela correct, a-t-il expliqué, au cours d’un entretien téléphonique. C’est (dans les paramètres) des grands postes. Il s’agit quand même d’un travail prenant.»

Pour M. Bernier, les augmentations consenties à M. Côté et Mme Hébert sont beaucoup plus raisonnables par rapport aux conditions octroyées au nouveau dirigeant d’IQ, Guy LeBlanc, dont la rémunération pourrait s’approcher du million de dollars.

Les deux nouveaux représentants du gouvernement québécois à l’étranger ont également le droit à des remboursements des dépenses pour des «frais de voyage et de séjour». Il n’est pas exclu que l’on révise leur rémunération.

En cas de remplacement, Mme Hébert et M. Côté auront notamment droit à une allocation de transition pouvant atteindre une pleine année de salaire.