La Cité interpelle les candidats

Affirmant que le processus actuel est « lourd et inefficace, ce qui entraîne souvent des retards inutiles », le collège La Cité s’immisce dans la campagne électorale provinciale en demandant aux candidats de s’engager à donner aux collèges l’autonomie nécessaire pour élaborer plus rapidement de nouveaux programmes novateurs.

L’établissement estime que la province doit simplifier et réformer son système, rappelant que les employeurs sont souvent à la recherche de main-d’œuvre plus qualifiée, dans un contexte « où la robotique et l’intelligence artificielle sont en voie de révolutionner le milieu de travail. » 

La Cité soutient que selon les projections, plus de 40% de la population active du pays risque d’être affectée par l’automatisation d’ici les 10 à 20 prochaines années. Toutefois, ajoute l’institution par voie de communiqué, un rapport de Deloitte Canada publié en 2015 a révélé que plus de 85% des employeurs ne sont pas entièrement préparés à faire face aux répercussions des bouleversements technologiques. 

 « Il nous faut créer un environnement stimulant pour nous assurer que les étudiants acquièrent les compétences techniques et professionnelles du 21e siècle. Les collèges doivent avoir la flexibilité de créer des programmes de pointe répondant aux besoins d’un marché qui évolue rapidement », indique la présidente de l’institution, Lise Bourgeois.