Le maire de Toronto, John Tory

John Tory demande un référendum

TORONTO — Le maire de Toronto a officiellement demandé au premier ministre de l’Ontario Doug Ford de suspendre son projet visant à réduire la taille du conseil municipal afin que les citoyens puissent être consultés par référendum cet automne.

Dans une lettre envoyée au premier ministre, John Tory soutient que la population devrait avoir son mot à dire sur la décision de la province d’éliminer 22 sièges parmi les 47 places au conseil municipal de Toronto. Le maire Tory considère comme inacceptable et injuste la décision annoncée brusquement au début du mois, alors que la ville se trouve actuellement en pleine campagne électorale municipale.

Ce dernier demande à la province de tenir un référendum contraignant sur le nombre de districts et les limites de ceux-ci avant d’aller de l’avant avec son plan de réduction.

John Tory propose aussi que la province profite des élections municipales d’octobre pour inscrire une question sur le bulletin de vote concernant la réduction de la taille du conseil. D’autres réformes telles que la limitation des mandats pourraient également être soumises aux électeurs en même temps.

Doug Ford prétend de son côté que les coupes au conseil municipal torontois contribueraient à une prise de décisions plus efficace et permettraient d’économiser de l’argent.

Des critiques ont qualifié la décision du premier ministre d’antidémocratique, reprochant au chef conservateur d’avoir précipité le projet de loi sans consultation.

Dans sa lettre, John Tory insiste sur le fait que d’« appuyer sur pause » est une preuve de force et il exhorte Doug Ford à mener des consultations plus larges à propos de son plan.

« Je vous signale respectueusement que la légitimité de la position de votre gouvernement augmentera considérablement si elle est soutenue par un processus légitime », mentionne le maire de Toronto dans la lettre. « Il est toujours préférable de bien faire les choses plutôt que de les faire rapidement », ajoute-t-il.

Par ailleurs, la municipalité a demandé à ses avocats d’étudier la possibilité d’une contestation constitutionnelle de la future mesure législative de la province, qui devrait être adoptée la semaine prochaine.