Le Dr Rejean Hébert souhaite être candidat libéral à la prochaine élection fédérale dans la circonscription de Longueuil-Saint-Hubert.

Hébert laisse le champ libre aux candidats bien en selle dans Sherbrooke

La présence de deux candidats déjà bien en selle à l’investiture libérale dans Sherbrooke a incité Réjean Hébert à opter pour un autre comté.

L’ancien ministre péquiste a annoncé mardi son souhait d’être candidat pour le Parti libéral du Canada sur la Rive-Sud de Montréal. M. Hébert briguera l’investiture de la circonscription fédérale de Longueuil-Saint-Hubert.

Pour Sherbrooke, deux candidats sont déclarés, soit Edwin Moreno et Élisabeth Brière. « Ce sont deux excellentes personnes qui ont fait pas mal de travail sur le terrain », explique M. Hébert, ancien député de la circonscription provinciale de Saint-François en Estrie.

« J’ai donc opté pour explorer d’autres options. »

Réjean Hébert a confirmé qu’il souhaite être candidat pour le parti de Justin Trudeau à la prochaine élection fédérale qui aura lieu en octobre. Il en a fait l’annonce officielle dans un restaurant du Vieux-Longueuil, sur la Rive-Sud, entouré de son conjoint, de leurs enfants et de leurs petits-enfants.

« C’est un compté prenable qui est détenu actuellement par le NPD. Je vise cette circonscription parce que je pense pouvoir faire la différence », dit-il.

« Je vais arpenter le comté pour rencontrer les gens. » 

Un autre candidat potentiel pour le PLC est déjà à pied d’œuvre sur le terrain. Il convient que le conseiller municipal Éric Beaulieu a une longueur d’avance, mais il a bon espoir de pouvoir rattraper le retard rapidement. S’il est choisi comme candidat libéral, il devra affronter le député sortant, le néo-démocrate Pierre Nantel.

Pas parachuté

Réjean Hébert refuse l’étiquette de candidat « parachuté » s’il est choisi dans Longueuil-Saint-Hubert. « Comme je demeure sur le Plateau à Montréal, je vais être à 15 minutes du comté. Quand j’étais député de Saint-François, j’étais à une demi-heure de mon comté. Je pense que le lieu de résidence du candidat a moins d’importance aujourd’hui. »

« Je connais quand même bien la région de Longueuil. Il sera intéressant de faire une lutte à deux pour l’investiture de la circonscription. Je suis confortable avec ça. »

En juin, La Tribune rapportait que l’ex-ministre péquiste avait sollicité une rencontre avec les candidats déclarés à l’investiture libérale dans Sherbrooke. M. Hébert aurait souhaité convaincre M. Moreno et Mme Brière de se rallier et de lui laisser le champ libre à Sherbrooke pour la prochaine élection fédérale.

Celui qui portera les couleurs libérales dans Sherbrooke devra affronter le député sortant, le néo-démocrate Pierre-Luc Dussault, et le candidat conservateur Dany Sévigny. « Ça n’a pas pesé dans la balance. Nous aurions connu une bataille intéressante », lance M. Hébert.

« Je n’ai jamais eu des comtés faciles. Quand j’ai remporté la victoire dans Saint-François par 65 voix bien comptées, c’était un comté libéral de longue date. »

Enjeux à défendre

Dr Hébert dit vouloir aller sur la scène politique fédérale pour défendre des dossiers en santé qui lui tiennent à cœur comme les soins à domicile et l’impact des changements climatiques sur la santé des citoyens.

Même si les soins de Santé sont principalement offerts à la population par les gouvernements provinciaux, M. Hébert croit que le fédéral peut jouer un rôle important en ayant le recul nécessaire pour amener les provinces à aborder les soins différemment.

De plus, il dit avoir tourné la page sur cette opposition « souverainiste-fédéraliste ».

On doit passer à autre chose, a-t-il lancé. « Les Québécois ne veulent pas de référendum. J’ai bien vu ça en 2014 », a-t-il fait remarquer. 

Il a été défait lors de ce scrutin alors qu’il représentait la circonscription provinciale de Saint-François, en Estrie.

Député de 2012 à 2014, l’homme avait été ministre de la Santé sous la première ministre Pauline Marois.

Il est d’avis que le Parti libéral du Canada a innové avec des mesures bénéfiques comme l’allocation canadienne pour enfants qui a diminué la pauvreté et le supplément de revenu garanti pour les aînés. Selon lui, le Parti libéral peut contrer le conservatisme : « il ne faut pas retourner aux années Harper », a-t-il dit.

Le médecin est actuellement doyen de l’École de santé publique de l’Université de Montréal.

Il réfute les commentaires voulant qu’il se lance dans l’aventure en espérant devenir ministre de la Santé dans un éventuel prochain cabinet libéral. « C’est la décision du premier ministre », assure-t-il.

« Je n’ai pas eu de promesse en ce sens. »