Françoise David espère voir le premier ministre du Québec faire partiellement volte-face dans l’épineux dossier de l’immigration.

François Legault invité à jeter du lest par Françoise David

MONTRÉAL — À l’approche de la période des Fêtes, l’ancienne députée solidaire Françoise David espère voir le premier ministre du Québec faire partiellement volte-face dans l’épineux dossier de l’immigration.

Le gouvernement de François Legault a présenté mardi son plan de match en la matière pour l’année 2019.

Cette stratégie prévoit que le Québec admettra de 38 000 à 42 000 nouveaux arrivants l’an prochain. Pour que cette fourchette puisse être respectée, le gouvernement provincial entend accueillir de 21 700 à 24 300 immigrants économiques et de 600 à 800 personnes pour des motifs humanitaires ou d’intérêt public.

De plus, il a l’intention de recevoir de 6800 à 7500 réfugiés ainsi que de 8900 à 9400 nouveaux venus dans le cadre du Programme de réunion des familles (PRF).

Dans chacune de ces quatre catégories, des baisses sont anticipées par rapport aux prévisions qui apparaissaient dans le «Plan d’immigration du Québec pour l’année 2018».

C’est le nouvel objectif plus modeste relatif au PRF qui fait particulièrement tiquer Mme David.

En entrevue avec La Presse canadienne, cette ex-élue a mentionné qu’elle se faisait du mauvais sang à l’idée que le gouvernement de François Legault souhaite empêcher des gens, dont les familles sont installées dans la province depuis belle lurette, de venir retrouver leurs proches dès l’an prochain.

Françoise David a enjoint le premier ministre à faire preuve d’humanité et de flexibilité.

«Ce ne serait pas très compliqué pour lui de maintenir globalement son objectif d’abaisser les seuils migratoires puisqu’il y tient à tout prix. Cependant, en même temps, il pourrait dire aux gens qui ont immigré ici [...] et qui veulent faire venir leurs enfants et leurs parents, ‘’le gouvernement ne retardera pas le processus’’».

D’un ton calme et mesuré, Mme David a ensuite invité M. Legault à offrir «ce cadeau de Noël à ces familles-là qui sont québécoises maintenant».