La députée de Glengarry-Prescott-Russell, Amanda Simard,

Français en Ontario: la députée Simard invite toujours à la résistance

La députée de Glengarry-Prescott-Russell, Amanda Simard, ne semble pas croire que le moment est venu pour la communauté franco-ontarienne de ranger les armes.

Malgré les concessions réalisées par son gouvernement en fin d’après-midi vendredi, Mme Simard a partagé une lettre signée par 111 juristes sur les médias sociaux en ajoutant le court message: «Résistons.»

En conférence de presse vendredi soir, l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO) a également annoncé qu'elle compte maintenir la pression sur le gouvernement ontarien.

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Dans cette lettre, ces avocats remercient la députée progressiste-conservatrice d’avoir brisé les rangs de son parti pour s’opposer à l’intégration du Commissariat aux services en français de l’Ontario au sein du Bureau de l’ombudsman et de l’interruption du projet de l’Université de l’Ontario français (UOF).

«Nous, soussignées et soussignés, toutes et tous membres de la grande communauté juridique de l’Ontario, désirons par la présente saluer votre prise de position à l’égard des décisions du gouvernement de la province de mettre fin à l’Université de l’Ontario français et d’abolir le Commissariat aux services en français.»

Le gouvernement de Doug Ford avait d’abord aboli le Commissariat et annulé l’ouverture de l’UOF, dans son énoncé économique du 15 novembre. Vendredi, M. Ford a annoncé un certain recul sur ses positions. Le Commissariat aux services en français n’est plus aboli, mais intégré au Bureau de l’ombudsman et le projet d’UOF n’est plus annulé, mais reporté «au jour où l’état des finances publiques le permettra».

Le poste de ministre aux Affaires francophones — à part entière et non de ministre délégué — a été rétabli, ainsi qu'un poste de conseiller spécial responsable des Affaires francophones au sein du bureau du premier ministre.

Amanda Simard tient une rencontre dimanche après-midi à l’aréna de St-Isidore pour discuter avec les citoyens de sa circonscription des décisions de son gouvernement.

L'ACFO d'Ottawa maintient la pression

Au même titre que l’AFO vendredi soir, l’Association des communautés francophones (ACFO) d’Ottawa annonce son intention de poursuivre les efforts pour dénoncer les actions du gouvernement de l’Ontario.

«Quoique l’ACFO d’Ottawa reconnaît que ce sont des avancées positives pour la communauté franco-ontarienne, nous ne sommes pas satisfaits par cette proposition. Tout d’abord, cette annonce a été faite sans aucune consultation avec la communauté franco-ontarienne. De plus, le message véhiculé depuis le 15 novembre par l’ACFO Ottawa ses membres est clair : on doit rétablir complètement un Commissariat aux services en français pleinement indépendant et l’Université de l’Ontario français doit aller de l’avant.»

L’ACFO d’Ottawa rappelle que de nombreuses manifestations se tiendront le 1er décembre prochain, dont quatre à Ottawa: au Monument des droits de la personne et devant les bureaux des députés progressistes-conservateurs Lisa MacLeod (Nepean), Jeremy Roberts (Ottawa-Ouest-Nepean) et Merrilee Fullerton (Kanata-Carleton).