Dès son entrée en fonction, l’automne dernier, la nouvelle déléguée générale du Québec à Dakar, Fatima Houda-Pepin, a éprouvé des difficultés à gérer le personnel mis à sa disposition.

Fatima Houda-Pepin sous surveillance

QUÉBEC — Dès son entrée en fonction, l’automne dernier, la nouvelle déléguée générale du Québec à Dakar, Fatima Houda-Pepin, a éprouvé des difficultés à gérer le personnel mis à sa disposition.

Alors qu’elle venait à peine de s’installer dans son rôle de responsable de la diplomatie québécoise au Sénégal, la direction du ministère des Relations internationales (MRI) a dû intervenir à deux reprises, en dépêchant des équipes sur place, à Dakar, pour calmer le jeu, la seconder dans ses relations avec les employés, et vérifier le bien-fondé de plaintes formulées à son endroit, selon ce qu’a appris La Presse canadienne mardi.

Peu après son arrivée à Dakar, fin novembre, Mme Houda-Pepin a été confrontée à des problèmes avec certains employés de la délégation, au point de devoir faire appel au ministère.

Des sources fiables au ministère indiquent que la chef de poste, qui a été pendant 20 ans, de 1994 à 2014, députée libérale, a exprimé qu’elle «avait besoin d’aide» pour déterminer comment gérer certaines situations délicates.

Apparemment, le style de gestion de Mme Houda-Pepin, qui tranchait avec celui de son prédécesseur, Younes Mihoubi, de même que sa forte «personnalité», ont incité certains membres de son équipe à revoir leur plan de carrière. D’autres ont dénoncé un climat de travail malsain et ont démissionné ou se sont sentis injustement tassés de postes convoités. Des employés ont été congédiés.

Dans un premier temps, une équipe de hauts fonctionnaires des ressources humaines du MRI a donc été dépêchée sur place pour l’aider dans sa gestion quotidienne du personnel de la délégation, du 6 janvier au 7 février.

Parallèlement, le bureau des sous-ministres du MRI a jugé nécessaire de déclencher une enquête interne sur le type de gestion pratiqué à la délégation sous sa gouverne, de même que sur les allégations et plaintes formulées par le personnel.

La vérification interne menée sur place par quelques hauts fonctionnaires, qui a porté tant sur les problèmes de relations de travail à la délégation que sur les dépenses de fonction de la déléguée, s’est conclue le 10 février. Les résultats de cet audit de contrôle devraient être connus sous peu.