Paul St-Pierre Plamondon veut démontrer que l'indépendance est indispensable pour protéger l'environnement et la santé des Québécois.
Paul St-Pierre Plamondon veut démontrer que l'indépendance est indispensable pour protéger l'environnement et la santé des Québécois.

Environnement: le PQ «presque invisible», selon Plamondon

La Presse Canadienne
Le Parti québécois (PQ) est «presque invisible» sur le front environnemental et il doit reprendre l’initiative, sous la forme d’une «offensive» contre le gouvernement fédéral.

C’est ce que propose de faire Paul St-Pierre Plamondon, s’il est élu chef du PQ le 19 juin, en appelant à un changement de garde et d’approche.

Dans sa toute dernière proposition obtenue par La Presse canadienne, M. St-Pierre Plamondon veut démontrer que l’indépendance est indispensable pour protéger l’environnement et la santé des Québécois. «On ne veut pas laisser l’impression aux gens que la question environnementale au Québec va s’améliorer dans l’ordre constitutionnel canadien, a-t-il déclaré dans une entrevue téléphonique. On ne contrôle pas nos cours d’eau, ni les chemins de fer, ni les projets interprovinciaux comme les pipelines, ni les subventions aux pétrolières, ni les pesticides et tout ce que Santé Canada permet qui n’a pas de bon sens.»

Il se montre en outre critique du PQ. Il est convaincu que le parti a la meilleure plateforme, la plus sérieuse en environnement, ce que des experts avaient reconnu en 2018, a-t-il rappelé. Mais il estime que le parti n’a pas réussi à passer son message et a laissé le champ libre à Québec solidaire (QS). «Le Parti québécois a-t-il réussi à occuper espace médiatique? a-t-il soulevé dans une entrevue téléphonique. Depuis 2018, a-t-on réussi à faire parler du parti comme la meilleure option en environnement? Ce n’est pas le cas.»

Incidemment, le discours environnemental du PQ depuis 2014 a été en très majeure partie porté par le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, qui est un rival de M. St-Pierre Plamondon dans la course à la direction.

«Moi, je ne peux que faire des bilans, je ne veux pas entrer dans une analyse des personnes», a-t-il répondu.

L’aspirant à la chefferie est conscient que le PQ s’est fait notamment reprocher, quand il était au pouvoir de 2012 à 2014, d’avoir autorisé la construction d’une cimenterie polluante en Gaspésie et l’exploration pétrolière en vue d’une exploitation sur l’île d’Anticosti. C’est l’heure de la relève, selon lui.

«Le Parti québécois est mûr pour un nouveau cycle, une nouvelle génération d’environnementalistes qui en parlent avec assez de conviction, d’intelligence, d’inspiration, pour qu’il redevienne un joueur essentiel dans le débat sur l’environnement.»