En entrevue avec Postmedia, Patrick Brown a nié les allégations et a évoqué la possibilité de s’en remettre aux tribunaux.

Elliott n’exclut pas une candidature de Patrick Brown, s'il est blanchi

La candidate à la direction du Parti progressiste-conservateur Christine Elliott croit que l’ancien chef Patrick Brown devrait pouvoir se présenter sous la bannière du parti aux prochaines élections, s’il est blanchi des allégations d’inconduite sexuelle dont il fait l’objet.

Patrick Brown a démissionné de son poste de chef du parti à la fin du mois de janvier, après avoir été accusé d’inconduite sexuelle dans des incidents qui dateraient de plusieurs années.

En entrevue avec Postmedia, il a nié les allégations, qui n’ont pas pu être vérifiées indépendamment par La Presse canadienne, et a évoqué la possibilité de s’en remettre aux tribunaux.

Christine Elliott était la dernière des trois candidats à la direction à participer à la Conférence de réseautage Manning, mais ce fut la seule qui a été questionnée sur l’avenir politique de M. Brown, qui est toujours député.

Mme Elliott a souligné qu’il était important pour le député d’exprimer son point de vue sur ce qui est arrivé.

Elle a ajouté que s’il arrivait à rétablir sa réputation, elle «n’aurait aucun problème à ce qu’il se présente comme candidat».

Pendant la séance de question-réponse, Christine Elliott a reçu des questions beaucoup plus précises que ses adversaires, Doug Ford et Caroline Mulroney.

Elle s’est notamment fait demander si ses convictions pouvaient avoir été altérées par le fait qu’elle a été nommée par la première ministre libérale Kathleen Wynne au poste d’ombudsman des patients.

«Absolument pas. J’ai toujours été une fière progressiste-conservatrice», a-t-elle soutenu.

Christine Elliott brigue la direction du parti pour la troisième fois. Elle avait perdu contre Patrick Brown en 2015, puis contre Tim Hudak en 2009.

Mme Elliott a dit vouloir s’assurer que le Parti progressiste-conservateur s’ouvre à tous les électeurs.

Ford optimiste

C’est l’objectif de Doug Ford aussi.

M. Ford s’est dit optimiste à l’idée de remporter à l’échelle provinciale le succès que lui et son défunt frère, Rob, ont connu à Toronto.

Il a rappelé sa performance lors de l’élection municipale de Toronto en 2014, alors qu’il avait fini deuxième derrière John Tory après avoir obtenu 34 pour cent des suffrages exprimés.

Selon lui, cette popularité l’aidera à conquérir les Torontois qui sont généralement plus à gauche de l’échiquier politique.

Lors d’une participation à une conférence réunissant des sympathisants conservateurs, samedi matin, M. Ford s’est dit convaincu de pouvoir remporter des sièges à Toronto à titre de chef.

«Nous avons besoin de ces sièges», a-t-il soutenu.

C’est parce qu’il dit vouloir se battre pour ceux qu’il a représentés des années au conseil municipal de Toronto que M. Ford s’est engagé à briguer un poste de député en juin 2018, peu importe ce qui arrive dans la course à la direction.

Pour attirer les électeurs néo-démocrates et libéraux, le Parti progressiste-conservateur doit revenir à sa base, qui penche à gauche selon lui.

«Ne considérez pas les employés syndiqués qui travaillent fort parmi les conservateurs fiscaux», a-t-il souligné.

Le Parti progressiste-conservateur de l’Ontario choisira son nouveau chef le 10 mars.