Le député Rhéal Fortin

Deux députés réintègrent le Bloc; cinq autres résistent

OTTAWA - Ils ne sont plus que cinq, mais ils assurent qu’ils auront 78 candidats aux élections fédérales de 2019. Cinq des sept députés qui ont claqué la porte du Bloc québécois en février dernier n’y retournent pas, malgré le départ de Martine Ouellet.

Leur chef intérimaire, Rhéal Fortin, affirme que les orientations que Mme Ouellet a données au parti demeurent. Et sa nouvelle formation, Québec debout, n’en veut pas.

«Le Bloc québécois qu’on a quitté, il est encore là», a tranché M. Fortin, lors d’un point de presse dans le foyer de la Chambre des communes.

M. Fortin n’a pas réussi cependant à convaincre Michel Boudrias et Simon Marcil qui, eux, rentrent au bercail où les attendent les trois autres députés bloquistes Mario Beaulieu, Xavier Barsalou-Duval et Marilène Gill; les deux derniers ayant été des fidèles de Mme Ouellet jusqu’à la toute fin.

M. Fortin et ses quatre collègues en ont contre le programme bloquiste qui veut promouvoir l’indépendance du Québec d’abord et avant tout. Québec debout préfère défendre les intérêts du Québec.

Au référendum bloquiste de la semaine dernière, une majorité de militants ont montré la porte à Mme Ouellet. Mais la plupart des militants ont aussi approuvé l’idée de promouvoir l’indépendance à toutes les occasions.

M. Fortin dit que ce n’est pas ce que lui et ses collègues de Québec debout constatent sur le terrain. «Moi, les militants que je rencontre me disent qu’on est dans la bonne voie. (...) Ils veulent des gens qui viennent s’occuper de comment leur argent est géré à Ottawa», a-t-il rapporté.

Les cinq députés disent avoir l’appui des présidents de leurs associations de comtés qui demeuraient, tout au long de la crise, des associations bloquistes.