Le nouveau décor donnera-t-il lieu à des échanges plus musclés ou plus polis?

Désorientés, députés et ministres fédéraux apprivoisent leur nouveau décor

Un guide les attend à chaque porte et à chaque détour de corridor. Certains s’amusent de toute cette nouveauté, d’autres moins.

Lundi matin, 11h, premier défilé officiel pour l’ouverture des travaux dans la nouvelle Chambre des communes. Le président de la Chambre, Geoff Regan, lance un «bonjour» aux caméras qui filment l’événement, s’éloignant un instant de la rigidité de la cérémonie.

Quelques minutes plus tôt, les gardes qui allaient mener le défilé s’inquiétaient de l’étroitesse du corridor qu’ils doivent emprunter tous les jours que la Chambre siège. Et avec raison. Un député venait de lâcher un gros mot en se frappant l’épaule sur un portrait de premier ministre. Le nouveau foyer de la Chambre des communes est bien plus petit que celui qu’il remplace temporairement - pour au moins 10 ans.

«Je suis complètement perdu», a lancé en riant Alexandre Boulerice, le député néo-démocrate, en s’engouffrant dans la nouvelle Chambre.

«On cherche notre chemin. C’est tout à fait normal», a fait remarquer à son arrivée le conservateur Gérard Deltell. «On va s’habituer, je présume», a-t-il espéré.

«Je suis toujours en train de regarder à gauche, à droite. Est-ce que je suis à la bonne place?», a admis le libéral David Graham.

Quelques minutes avant l’ouverture des travaux, les bloquistes Louis Plamondon et Rhéal Fortin hésitaient devant un escalier. Fallait-il monter ou descendre?

Le nouveau décor donnera-t-il lieu à des échanges plus musclés ou plus polis? «Le monde n’a pas changé», a fait remarquer M. Graham.

Tellement pareil ce monde parlementaire que le whip Mark Holland confiait qu’il attend toujours la démission officielle du député libéral montréalais Nicola Di Iorio. Le député s’était engagé à partir pour de bon le 22 janvier. Ce n’est pas encore fait.