Ce sera le premier congrès conservateur depuis que Andrew Scheer a été élu chef du parti.

Des débats sur la gestion de l'offre et l'avortement au congrès conservateur

OTTAWA — L'élimination de la gestion de l'offre et la réglementation de l'avortement font partie de la soixantaine de résolutions qui seront à l'ordre du jour du congrès biennal du Parti conservateur du Canada prévu à Halifax plus tard ce mois-ci.

Ce congrès - le premier depuis que Andrew Scheer a été élu chef - préparera le terrain pour la campagne électorale de 2019.

La proposition d'éliminer progressivement le système de gestion de l'offre pour les produits laitiers, les œufs et la volaille provient des associations de circonscription d'Ottawa et de Red Deer, en Alberta et non pas du député québécois renégat et ancien candidat à la direction, Maxime Bernier, qui s'oppose vertement à ce mécanisme.

La résolution vise à remplacer la politique actuelle de gestion de l'offre, qui permet aux offices de commercialisation des producteurs de fixer des quotas et de réglementer les prix de la production laitière et avicole.

Toutefois, il semble que le parti a classé la résolution si bas dans l'ordre de préséance qu'elle pourrait même ne jamais être débattue.

Le parti a approuvé 74 résolutions à examiner lors du congrès et les a regroupées en trois listes pour des débats en premier par des groupes plus restreints de délégués dans des ateliers. Seulement environ dix résolutions par atelier seront ensuite prises en considération par l'ensemble des membres.

La résolution sur la gestion de l'offre apparaît au 26e rang d'une liste de 26 résolutions figurant sur la liste de l'un des trois ateliers.

La gestion de l'offre est devenue une source de controverse chez les conservateurs, surtout en raison de l'opposition féroce de Maxime Bernier, qui avait perdu la course à la direction par un cheveu.

Dans un livre non publié sur ses idéaux politiques, M. Bernier a accusé M. Scheer d'avoir gagné en raison de l'enrôlement au parti de «faux conservateurs» du Québec qui voulaient préserver la gestion de l'offre. Les efforts de M. Bernier pour promouvoir ce livre lui ont finalement coûté son rôle de critique dans le cabinet fantôme d'Andrew Scheer.

Débats possibles sur l'avortement

Deux autres résolutions cherchent à briser le silence du parti sur l'avortement, dont l'une appelle à une «politique de l'enfant pré-né», qui désignerait la protection des enfants à naître comme «un objectif législatif parfaitement valable» pour les conservateurs.

Le groupe Campaign Life Coalition essaie de recruter 1000 membres pour le congrès, afin que les résolutions sur l'avortement soient débattues. Les propositions sur l'avortement sont au deuxième et septième rangs d'une liste d'ateliers.

La coalition affirme que ses membres étaient si bien représentés au congrès de 2016, qu'ils ont aidé à adopter une résolution sur le droit de conscience des prestataires de soins de santé, pour protéger ceux qui ne voudraient pas pratiquer d'avortement ou fournir l'aide médicale à mourir.

Une résolution qui est présentée ce mois-ci recommande que ce droit soit étendu aux institutions confessionnelles.

Le congrès conservateur aura lieu du 23 au 25 août.