la ministre des Affaires francophones de l'Ontario, Caroline Mulroney
la ministre des Affaires francophones de l'Ontario, Caroline Mulroney

Décision de la Cour suprême: Lucille Collard déçue de la réaction «tiède» de la ministre Mulroney

TORONTO — La ministre des Affaires francophones de l’Ontario, Caroline Mulroney, a envoyé au Droit une réaction «tiède» à la décision historique de la Cour suprême du Canada, la semaine dernière, juge la députée libérale ontarienne Lucille Collard.

La Cour suprême du Canada a tranché en faveur de parents de la Colombie-Britannique qui demandaient une éducation en français équivalente pour leurs enfants à celle offerte en anglais, la semaine dernière. 

La décision a suscité une vague de commentaires positifs et de réactions élogieuses de la part de politiciens et d’acteurs de la francophonie canadienne. 

La députée libérale ontarienne Lucille Collard

Le bureau de la ministre des Affaires francophones et ex-procureure générale de l’Ontario Caroline Mulroney a envoyé, en une courte phrase, sa réaction à la décision du plus haut tribunal du pays: 

«L’accès à l’éducation en français est un droit pour tous les Canadiens et Canadiennes».

La députée libérale d’Ottawa-Vanier Lucille Collard s’est dite déçue de cette réaction. «Je pense que c’est très tiède comme réaction, pour le moins dire. Si elle était vraiment la défenderesse des droits des francophones comme elle est supposée l’être dans son rôle de ministre des Affaires francophones, elle aurait au moins dû dire qu’elle se réjouissait de cette décision importante. Elle n’a même pas émis de sentiments. Elle semble désintéressée.»

La ministre Mulroney n’était pas disponible pour une entrevue cette semaine, malgré les nombreuses demandes du Droit.