Les nouveaux parents auront jusqu’à deux ans au lieu d’un an pour profiter de leur congé parental, a annoncé le premier ministre Philippe Couillard jeudi.

De l’oxygène pour les familles

Le gouvernement Couillard dit avoir encore beaucoup de pain sur la planche et compte «gouverner activement» le Québec d’ici la fin de la session parlementaire, en juin. Sa priorité : donner «de l’oxygène aux familles».

Le premier ministre a conclu le caucus du Parti libéral (PLQ) jeudi en annonçant une modification au Régime québécois d’assurance parentale (RQAP). Les nouveaux parents auront jusqu’à deux ans au lieu d’un an pour profiter de leur congé. Ils pourront le scinder ou faire un retour progressif au travail, après s’être entendus avec leur employeur.

Un projet de loi à cet effet sera présenté d’ici quelques semaines. Les parents n’auront pas davantage de semaines de congé toutefois. Le gouvernement dit ne pas avoir voulu allonger le congé parental, parce que les coûts pour les employeurs et les employés auraient été trop élevés. 

«Contrairement à la CAQ qui trouve qu’apparemment, les Québécois ne travaillent pas assez […], on sait nous que les familles au Québec veulent plus de moments privilégiés avec leur famille», a plaidé M. Couillard. 

Génération sandwich

Le premier ministre dit avoir un «programme bien rempli pour la prochaine session parlementaire», qui débute le 6 février. D’autres mesures de conciliation travail-famille seront annoncées. Le gouvernement souhaite offrir du temps à la «génération sandwich», celle qui est prise entre les besoins de ses enfants et ceux de ses parents vieillissants. 

M. Couillard s’est voulu rassurant envers les entreprises, qui devraient aussi trouver de l’aide pour faire face à ces nouvelles mesures. «Je suis convaincu et je pense que les patrons également, qu’un employé heureux […] est un employé plus productif.»

Le premier ministre évalue qu’un véritable changement de société est en cours au Québec, «Je suis de la génération pour laquelle le travail, c’était tout.» Comme plusieurs, il dit avoir passé de longues heures à travailler, négligeant ainsi sa famille. «Je le regrette aujourd’hui.» 

Même si le climat électoral semble déjà installé au Québec, le premier ministre dit avoir encore beaucoup de projets de loi à proposer ou à faire atterrir. Il n’a pas du tout l’intention de déclencher hâtivement des élections, qui sont maintenant à date fixe et doivent se tenir le 1er octobre.