L’ancien candidat à la chefferie du Parti libéral du Canada, David Bertschi

David Bertschi passe du rouge au bleu

Candidat défait à la dernière course à la chefferie du Parti libéral du Canada (PLC) et candidat disqualifié à l’investiture libérale dans Orléans, David Bertschi souhaite désormais représenter le Parti conservateur dans cette même circonscription.

« J’ai consulté les résidents d’Orléans. J’ai été touché, il y en a plusieurs qui m’ont approché et qui veulent que je m’engage et que je les représente », explique l’avocat de profession.

Le passage du rouge au bleu ne s’est pas effectué du jour au lendemain, explique M. Bertschi. Il souhaitait toujours servir la communauté d’Orléans et soutient que, des partis qui l’ont approché, seul le Parti conservateur se rapprochait de ses valeurs personnelles.

« Les gens proches de moi ne sont pas vraiment surpris du tout parce que j’ai toujours eu plusieurs croyances qui étaient très conservatrices, affirme David Bertschi. Je crois qu’on ne doit pas avoir un gros déficit. Je crois qu’on devrait aussi maintenir l’ordre dans la communauté pour qu’elle soit sécuritaire pour nos enfants. »

Rappelons que le parcours du juriste avec le PLC n’a pas été de tout repos. Candidat pour les libéraux en 2011, il est défait dans une lutte assez serrée avec le conservateur Royal Galipeau. En novembre 2012, il pose sa candidature pour devenir chef de la formation politique, mais doit abandonner quelques mois plus tard en raison d’un manque d’appui.

David Bertschi se présente contre l’actuel député, Andrew Leslie, à l’investiture libérale d’Orléans, en 2013. À quelques semaines de l’assemblée d’investiture, les coprésidents de la campagne nationale du PLC l’ont disqualifié en raison de la dette contractée par l’avocat durant la course à la chefferie.

Devant le couronnement prévu de M. Leslie à l’assemblée d’investiture, des partisans mécontents de David Bertschi ont monté le ton. Deux hommes avaient failli en venir aux poings.

M. Bertschi comptait avoir recours aux tribunaux pour invalider le résultat de l’assemblée d’investiture, quelques jours après la tenue de celle-ci.

Malgré une fin houleuse à son militantisme libéral, quatre ans plus tard, David Bertschi affirme qu’il ne garde aucune amertume face à cet épisode et souhaite regarder vers l’avenir.

« Le passé, c’est le passé. Je pense que c’est des expériences qui me rendent plus fort. Je suis plus déterminé à aider ma communauté. »

Pour l’instant, le Parti conservateur n’a pas encore annoncé de date pour une investiture dans Orléans. Dès que ce sera fait, l’avocat entreprendra les démarches nécessaires pour poser sa candidature.

« Je vois que j’ai ma place avec le Parti conservateur, c’est aussi simple que ça, lance M. Bertschi. J’ai été très impressionné par le chef de notre parti. Je l’ai rencontré à quelques reprises et je crois qu’il comprend très bien ce que les gens veulent, leurs préoccupations. Je suis confiant qu’au fur et à mesure, plus on apprend sur lui, les gens vont être très impressionnés par ses valeurs et ses convictions. »

David Bertschi précise d’ailleurs que le chef conservateur, Andrew Scheer, ne fait pas partie de ceux qui lui ont demandé d’être candidat. « Une bonne chose », selon l’aspirant candidat.

« J’étais très impressionné qu’il ne l’ait pas fait. C’était très important pour moi, il croit en la démocratie », dit-il.