L’Assemblée législative de l’Ontario est située à Queen’s Park, à Toronto
L’Assemblée législative de l’Ontario est située à Queen’s Park, à Toronto

Dans l'arène de Queen's Park, 17 octobre 2020

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Initiative de journalisme local — Le Droit
L’Assemblée législative de l’Ontario est située à Queen’s Park, à Toronto. Elle fait souvent place à des scènes de discussions importantes et de débats mettant en vedette des politiciens qui défendent les intérêts de ceux qui les élisent. Mais régulièrement, Queen’s Park est aussi le lieu de chicanes inusitées, d’interactions enfantines et de toutes sortes de moments plus cocasses les uns que les autres. Notre correspondante parlementaire Émilie Pelletier vous fait un bilan des événements mémorables de la semaine. Bienvenue dans l’arène.

Doug Ford s’inspire-t-il de Beyoncé?

Les premiers ministres et les experts de la santé publique du pays tiennent des conférences de presse quotidiennes pour tenir la population au courant de l’état de la COVID-19 depuis le début de la pandémie. 

La plupart d’entre eux sont assis, confortablement, derrière une table. 

Mais pas Doug Ford. Le premier ministre, lui, quand il entre dans la pièce, il est suivi à la queue leu leu par ses ministres et par ses divers intervenants. Ils s’installent tous en formation triangulaire, le premier ministre devant. 

Le premier ministre ontarien Doug Ford

Un peu comme Beyoncé, dans la plupart de ses vidéoclips, qui inspire la confiance, le pouvoir. 

Est-ce que c’est d’elle que s’est inspiré M. Ford pour s’adresser à la population? Avant de donner une explication logique à cette stratégie, l’attachée de presse du premier ministre a rigolé, quand Le Droit lui a posé la question. «La formation du triangle consiste à s’assurer que personne ne se tient directement devant quelqu’un d’autre, a-t-elle répondu, tout en se tenant à au moins six pieds l’un de l’autre et en demeurant dans le cadre de la caméra.»

Dur dur d’alléger l’atmosphère 

Les médecins hygiénistes qui conseillent les gouvernements sur les importantes décisions qui visent à protéger la population contre la COVID-19 ont un travail extrêmement stressant et fondamental. Ils doivent garder leur sang-froid et leur sérieux, chaque jour, puisque des vies en dépendent. 

Mais certaines personnes tentent tout de même d’alléger l’atmosphère, du mieux qu’elles le peuvent. 

La médecin hygiéniste adjointe de l’Ontario, la Dre Barbara Yaffe, est l’une d’entre elles. Souvent, à travers ses difficiles réponses, elle tente d’insérer une petite blague par-ci par-là. 

Cette semaine, en conférence de presse, un journaliste a demandé à la Dre Yaffe de commenter une nouvelle méthode d’échantillonnage des eaux usées qui a permis de démontrer une flambée «alarmante» de la transmission de COVID-19 à Ottawa.

Barbara Yaffe

À ses dires, ce type de surveillance peut être «une sonnette d’alarme», car les recherches ont démontré qu’il est possible d’identifier «une augmentation des cas dans les eaux usées probablement deux à quatre jours plus tôt que l’on peut commencer à voir l’augmentation des cas».

La Dre Yaffe n’a toutefois pas manqué de tenter de faire rire les gens: «J’espère que tout le monde a dîné avant cette conversation, ha ha». 

Un long silence s’en est suivi…

Les fantômes de Queen’s Park

Paraîtrait-il que l’Assemblée législative de l’Ontario est hantée dans tous ses recoins. La rumeur veut que plusieurs personnes aient perçu ou ressenti une présence surnaturelle en visitant les lieux. Pas surprenant, sachant que la construction de l’édifice remonte au 17e siècle. 

L’agent de communications au bureau protocolaire de l’Assemblée législative Dan Bogart a raconté au Toronto Star, en 2011, qu’il a déjà fait visiter le bâtiment à un médium et que ce dernier aurait vu un esprit assis dans le fauteuil du sergent d’armes. 

M. Bogart, une véritable encyclopédie de la législature, avait aussi affirmé que près d’une demi-douzaine de fantômes hanteraient les couloirs en marbre ornés du palais rose.

Chaque année, une visite guidée des «endroits hantés» de l’Assemblée législative est organisée durant le mois d’octobre. Cette année, elle sera virtuelle. 

Parce que c’est bien connu: les fantômes aussi, ils travaillent de la maison en temps de pandémie!

Le Fordisme de la semaine

«Je vais me battre contre la COVID-19 comme un gorille de 800 livres.»

Vous avez peut-être entendu Doug Ford répéter cette phrase au cours de la pandémie, durant les conférences de presse quotidienne. 

Selon Wikipédia, cette expression désigne «une personne ou un organisme qui est si imposant ou si puissant qu’il peut poursuivre ses objectifs sans se préoccuper des besoins ou des désirs des autres, des conventions sociales, ou même de la loi».