Malgré que l’élargissement de l’autoroute 50 soit une priorité pour le ministre Lacombe, aucun échéancier n’a été élaboré.

D’abord préciser un échéancier pour la 50

L’élargissement de l’autoroute 50 est une priorité du ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, mais ce dernier n’a encore, à ce jour, aucune idée de l’échéancier à l’intérieur duquel il pourra remplir son engagement.

« Je me suis aperçu, en arrivant, que l’ancien député [Alexandre Iracà] n’est jamais allé cogner à la porte du Bureau des grands projets du ministère des Transports (MTQ) pour demander une rencontre, pour avoir des réponses, ou même une idée d’où ça s’en va, raconte le ministre Lacombe. On peut laisser tout ça entre les mains des fonctionnaires en disant que ça va arriver un jour ou l’autre et se faire le porte-parole du MTQ, ou aller cogner aux portes où on n’a encore jamais cogné pour demander où en est le projet, demander ce qui s’en vient et obtenir un échéancier précis. »

C’est d’ailleurs ce qu’entend faire M. Lacombe pour à tout le moins être en mesure de partager avec la population de l’Outaouais un échéancier clair pour l’élargissement de la 50. « C’est presque ridicule à dire, mais ce que je suis obligé de promettre, c’est un échéancier parce que nous n’en avons pas en ce moment, dit-il. Ça fait des années qu’on parle de la 50 et personne n’est capable de dire quand elle sera terminée. »

Sécurité

En attendant son élargissement, le gouvernement assure avoir la volonté politique de sécuriser l’autoroute 50. M. Lacombe a mentionné, avant la période des Fêtes, que le MTQ étudiait des « mesures originales » qui pourraient être mises en place rapidement. « Je sens que j’ai créé un certain mystère et un certain suspens en affirmant ça, et ce n’était pas mon but », affirme le ministre sans toutefois préciser de quoi il s’agit.

Les seuls indices qu’il a accepté de partager avec Le Droit c’est que ce sont des éléments de sécurité installés entre les voies qui se rencontrent, qu’il ne s’agit pas de murets de béton et que ce qui est à l’étude est un dispositif qui a fait ses preuves sur certaines routes aux États-Unis.

Pont de l’île Kettle

Ceux qui espèrent encore la construction d’un pont reliant Gatineau et Ottawa en passant par l’île Kettle ne doivent pas retenir leur souffle.

Le ministre Mathieu Lacombe affirme que cette idée pour laquelle milite le député fédéral de Gatineau, Steven MacKinnon, est loin de faire consensus dans la région et qu’il ne semble y avoir aucun appétit pour une telle infrastructure du côté ontarien.

« C’est tellement intangible et pas concret que je ne me prononcerai pas là-dessus, dit-il. Je ne veux pas alimenter un débat qui n’est pas le mien. »