Jean Chrétien, ancien premier ministre canadien

Crise ferroviaire: Chrétien se porte à la défense de Trudeau

Jean Chrétien dit qu’il est «facile de blâmer» le premier ministre Justin Trudeau pour la durée de la crise des blocages ferroviaires, mais que «ce n’est pas à lui de décider».

De passage à Ottawa, mardi, M. Chrétien s’est porté à la défense de l’actuel premier ministre dans la gestion de cette situation qui implique des chefs héréditaires de la nation wet’suwet’en qui s’opposent au passage d’un gazoduc sur leur territoire.

«Même s’il voulait envoyer la police, il ne peut pas. Ce n’est pas ça qu’on entend dire à la télévision. C’est injuste !» a déploré l’ancien politicien lors d’une mêlée de presse. Et même si M. Trudeau avait voulu recourir à l’armée - option qu’il avait écartée dès le départ - il aurait fallu que les premiers ministres des provinces concernées en fassent la demande. «J’étais là quand on a passé ces lois-là !», a rappelé M. Chrétien.

«Le pipeline en question, c’est un pipeline provincial. Le fédéral n’a rien à voir avec ça. C’est pour amener le gaz de la Colombie-Britannique à un port en Colombie-Britannique sur un pipeline autorisé par le gouvernement provincial», a-t-il insisté.

L’ancien premier ministre a laissé tomber qu’il n’était plus dans la vie publique et qu’il n’avait plus à régler de tels problèmes.

«Je ne suis plus le quart-arrière du lundi matin ni la belle-mère», a-t-il laissé échapper avant de s’éloigner des journalistes.