La nouvelle cheffe libérale, Dominique Anglade
La nouvelle cheffe libérale, Dominique Anglade

Chefferie du PLQ: Gaudreault et Fortin saluent la nomination de Dominique Anglade

Le couronnement surprise de Dominique Anglade, première femme à devenir cheffe du Parti libéral du Québec (PLQ), est perçu positivement par les députés de Hull et de Pontiac, Maryse Gaudreault et André Fortin. 

«Pour moi, c'est une belle avancée, on écrit une page importante de l'histoire. En plus, c'est une femme d'origine haïtienne, il ne faut pas négliger ça non plus.Ce sont deux qualités très différentes de ce qu'on a vécu jusqu'à présent. Une nouvelle ère commence. [...] Elle va déjà pouvoir questionner le gouvernement mercredi. Les yeux seront tournés vers elle», lance d'emblée Mme Gaudreault. 

Selon elle, une femme qui va pouvoir s'exprimer sur une base quotidienne au Salon bleu est une belle avancée car «même si une zone paritaire inégalée a été atteinte à la dernière élection, les ministres qui ont les responsabilités les plus importantes, ce sont des hommes». 

«C'est une belle avancée pour la démocratie», s'exclame l'élue. 

La député de Hull, Maryse Gaudreault

Son collègue ne tarit lui aussi pas d'éloges pour la nouvelle leader libérale, qui a d'ores et déjà tenu son premier caucus de parti.

«Je la côtoie depuis quelques années déjà et c'est quelqu'un qui a une détermination à toute épreuve, qui veut reconstruire le PLQ, qui veut y mettre toutes ses énergies. C'est pas mal le critère numéro un pour mener un parti jusqu'à la prochaine élection. J'ai hâte de travailler avec elle dans son nouveau rôle. Avoir une femme à la tête du parti, il était plus que temps que ça arrive et je vois ça d'un oeil très positif. Ce sera fort probablement un élément de distanciation envers les autres partis politiques lors du prochain scrutin (en 2022)», affirme M. Fortin. 

Au même titre que le reste de la population, les deux députés de l'Outaouais ont appris à la dernière seconde, par le biais des médias, que l'ex-maire de Drummondville et ex-président de l'Union des municipalités du Québec (UMQ), Alexandre Cusson, se retirait de la course à la chefferie libérale, laissant la voie libre à sa seule adversaire, Mme Anglade. Rappelons que le 20 mars dernier, le parti avait suspendu jusqu'à nouvel ordre la course au leadership en raison de la pandémie de COVID-19. 

M. Cusson a annoncé lundi qu'il était à son avis «irréaliste et irresponsable» d'envisager une reprise de la course «dans les prochaines semaines, voire avant 2021». Par conséquent, il a choisi d'abandonner la course car, «ayant quitté mes fonctions et renoncé à toute rémunération pour participer à cette course, n’étant pas indépendant de fortune et devant gagner ma vie comme une grande majorité de Québécoises et de Québécois», un tel délai n'était pas envisageable pour lui, a-t-il écrit. 

Le député de Pontiac, André Fortin

«C'était un des gentlemans de la politique québécoise, quelqu'un que je respecte énormément. Dans la position difficile dans laquelle il était, il a fait le choix de se retirer, c'est tout à fait compréhensible. Ce n'est pas le moment idéal pour faire campagne, pour un parti ou un autre», lance André Fortin, qui convient que la crise qui sévit dans la province est loin d'être le moment idéal pour avoir les projecteurs tournés vers la nomination d'un nouveau chef. 

De son côté, Maryse Gaudreault salue le travail effectué par Pierre Arcand comme chef intérimaire au cours des 18 derniers mois. 

«Il a tenu le fort depuis la dernière élection et ce n'était pas facile car on venait de vivre une défaite difficile. Et tenir le fort dans des moments comme ceux-là, ça prend beaucoup de qualités interpersonnelles et de caractère. Il a fait un super travail à mon avis. En tant que chef intérimaire, ce n'est pas toujours facile de prendre position, on est toujours en transition», dit-elle.