La députée d’Orléans, Marie-France Lalonde

Chefferie du Parti libéral: « trop tôt » pour décider, dit Lalonde

Cinq mois après le revers de son parti aux élections provinciales, la députée d’Orléans Marie-France Lalonde affirme « qu’il est encore trop tôt » pour savoir si elle se lancera dans la prochaine course au leadership du Parti libéral de l’Ontario (PLO).

« Je ne dis pas non, mais la réflexion profonde se fera plus tard, pour plusieurs de mes collègues comme pour moi. En ce moment, l’important pour le parti est la reconstruction. C’est un peu comme une famille en train de se rebâtir. Nous sommes pleins d’énergie. Notre focus doit être sur les gens qui nous ont élus, les 1,1 million de militants libéraux, les associations locales, etc. L’équipe est forte, le caucus aussi. [...] Il y a des gens qui veulent nous aider, comme d’anciens députés et d’anciens candidats qui se mobilisent », affirme la principale intéressée lorsque questionnée par Le Droit

Élue avec 39 % des voix lors du scrutin du 7 juin dernier, l’ex-ministre des Affaires francophones rappelle qu’aucune date n’a encore été fixée pour la course à la chefferie du PLO. 

L’ex-première ministre Kathleen Wynne, qui a été réélue dans sa circonscription, a démissionné de ses fonctions de leader le soir même de l’élection. Depuis la mi-juin, le député d’Ottawa-Sud John Fraser agit à titre de chef intérimaire. 

« Présentement, je suis fière de travailler avec lui pour rebâtir le parti. On rassemble tout le monde grâce au leadership de John. [...] 2019 sera une année décisive pour la remobilisation. Il faut s’assurer qu’en 2022, nous ayons les meilleures chances possible de reprendre le pouvoir », de dire Mme Lalonde.

Citant les coupes dans les services aux francophones annoncées à la mi-novembre et d’autres compressions imposées par le gouvernement Ford, la députée d’Orléans estime que plusieurs électeurs semblent réaliser « qu’ils n’ont peut-être pas fait le meilleur choix le 7 juin ». 

« Dans mes conversations anodines avec les gens, certains se disent fiers, d’autres mécontents. Il ne faut pas oublier que près de 60 % des gens n’ont pas voté pour M. Ford. Alors il y a des sentiments partagés au sein de la population. Il y a beaucoup de décisions impulsives et non fondées », note-t-elle.