La ministre déléguée au Développement régional, Marie-Ève Proulx, était de passage à Gatineau, vendredi.

Changements climatiques: un plan à définir «pour la planète»

Qu’il s’agisse des différents paliers de gouvernement, des citoyens ou des entreprises, la société québécoise devra «prendre les bouchées doubles» en matière d’électrification et de réduction des gaz à effet de serre (GES), estime la ministre déléguée au Développement économique régional, Marie-Ève Proulx.

Mme Proulx s’est arrêtée à Gatineau, vendredi, dans le cadre d’une tournée de consultation des régions préalable à l’élaboration du Plan d’électrification et de changements climatiques du gouvernement du Québec.

Parmi la quarantaine d’intervenants présents, «certains ont nommé le mot ‘urgence’», a souligné la ministre Proulx. «Il faut agir et il faut avoir une vision», a-t-elle approuvé.

Il faudra toutefois «prendre les bouchées doubles au cours des prochaines années», avertit la ministre. «Ce n’est pas seulement au gouvernement de le faire, a-t-elle précisé. Moi, je vais être assez directe là-dessus, ce n’est pas seulement qu’au gouvernement de tout injecter les fonds, […] c’est un travail collaboratif [avec] autant les entreprises privées, autant les entreprises d’économie sociale, autant les citoyens, autant les municipalités.»

Marie-Ève Proulx juge que tout le monde doit faire sa part «pour la planète, pour nos enfants, pour les générations à venir».

La ministre croit d’ailleurs que la Ville de Gatineau, qui limitera dès la semaine prochaine la quantité d’ordures pouvant être ramassées lors des collectes, est «un modèle en matière de gestion, des matières résiduelles».

«Il faut des fois, être visionnaire, dit-elle. Ça ne fait pas plaisir à tout le monde, et c’est difficile des fois de plaire à tout le monde, mais Gatineau est vraiment en avance en matière de gestion des matières résiduelles et il faut la voir comme une ville qui se démarque.»

La présidente de la commission sur le développement du territoire, l’habitation et l’environnement de la Ville de Gatineau, la conseillère Maude Marquis-Bissonnette, a pour sa part souligné que les municipalités sont prêtes à agir et qu’il faut même «accélérer la cadence», mais que cela engendrera d’importantes dépenses. «La préoccupation principale, c’est effectivement le financement, a-t-elle mentionné. On sait que ça va coûter des centaines de milliers de dollars adapter notre territoire aux changements climatiques.»

L’idée de bannir certains produits fera par ailleurs partie des discussions au cours de la prochaine année à Gatineau. Mme Marquis-Bissonnette se dit notamment favorable à ce que les sacs de plastique à usage unique soient bannis.

En ce qui concerne les bouteilles d’eau, leur bannissement «à terme» est aussi souhaitable à ses yeux.

La conseillère indique toutefois avoir quelques préoccupations liées à la santé, dans la mesure où le retrait de l’eau dans les machines distributrices pourrait mener certains consommateurs à se tourner vers des boissons gazeuses ou sucrées.