Charles Bordeleau, chef de police d'Ottawa, le maire Jim Watson et Lisa MacLeod, ministre des Services à l’enfance et des Services sociaux et communautaires

Centres communautaires: faire réfléchir les jeunes impulsifs

Deux centres communautaires d’Ottawa mettront en pratique les enseignements d’un programme visant à faire « respirer » les jeunes marginalisés colériques avant qu’ils ne commettent des erreurs regrettables, et, plus tard, des crimes irréparables.

La ministre des Services à l’enfance et des Services sociaux et communautaires, Lisa MacLeod, a annoncé sa participation financière au programme SNAP, dont l’acronyme  se traduit par « Stop, N’agis pas, Analyse et Planifie ».

L’idée est d’intervenir dans la gestion des émotions chez de jeunes de 6 à 12 ans éprouvant des problèmes de comportement.

L’incompréhension et les difficultés sociales peuvent contribuer à la tentation de régler ses problèmes avec les poings ou la petite criminalité, a rappelé la ministre, mardi. « Le but est d’inciter les jeunes vulnérables à penser avant d’agir. »

Les jeunes éprouvant des problèmes de comportement à la maison, à l’école, ou avec les personnes en position d’autorité peuvent bénéficier d’un tel programme.

Entourés de représentants de la communauté somalienne, qui a déjà été ébranlée par des homicides impliquant des bandes de rues, la ministre et le chef de police Charles Bordeleau ont vanté les mérites d’une meilleure collaboration, et d’une plus grande prévention, entre autres dans les nombreuses communautés culturelles de la capitale.

Le Centre communautaire somalien d’Ottawa et la Maison communautaire Britannia seront les premiers à mettre le programme SNAP en branle. Le directeur du Centre somalien, Mohamed Sofa, rappelle que son organisme est présent depuis 40 ans à Ottawa. « Nous voulons venir en aide aux familles et à ceux qui s’en occupent ».

La province prévoit verser 500 000 $ aux deux centres communautaires, dans le cadre de ce programme.

Le programme SNAP favorise la scolarisation des enfants en milieu défavorisé, et de garder les jeunes loin des tentations de la facilité de la criminalité en bas âge.

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Stratégie pour lutter contre la criminalité

La députée provinciale Lisa MacLeod présentera la phase 2 de la stratégie de lutte contre les bandes criminalisées et les armes à feu, à Ottawa mardi après-midi.

Une « première étape importante axée sur la prévention », a annoncé la députée de Nepean lors de son discours au déjeuner du maire d’Ottawa mardi matin. L’annonce doit concerner l’habilitation des jeunes.

Mme MacLeod a voulu garder les détails pour plus tard, mais a précisé qu’elle travaillerait en collaboration avec le chef du service de police d’Ottawa et la maire.

« Je suis impatiente de travailler sur la stratégie, a-t-on mentionné. Il faut travailler ensemble et avoir une meilleure collaboration. Je pense que mon rôle sera d’être représentative. » 

La prévention du crime et la hausse de la criminalité ont souvent été abordées autour de la table du conseil au cours des dernières années. 

En juin dernier, le conseil municipal a approuvé une augmentation budgétaire pour permettre l’embauche de 10 nouveaux agents de police d’ici la fin de l’année 2018. Le gouvernement fédéral a annoncé l’an dernier qu’il investirait 327,6 millions $ sur cinq ans en plus de 100 M$ par année pour soutenir les initiatives visant à réduire les crimes commis à l’aide d’une arme à feu et les activités des gangs de rue.